Le courrier des auditeurs de RRI du 08.05.2026
Alex répond à vos messages et questions
Alex Diaconescu, 08.05.2026, 14:30
Bonjour et soyez les bienvenus à une nouvelle édition du courrier des auditeurs que je suis très heureux d’animer à nouveau. Dès que les mini-vacances de Pâques se sont achevées, les Roumains ont été plongés dans une crise politique majeure avec le départ du PSD de la coalition gouvernementale, suivi par une motion de censure qui a renversé le gouvernement roumain. Et l’incertitude semble dominer toujours la scène politique roumaine dans les jours et les semaines à venir. C’est le temps des négociations et des consultations politiques tous azimuts pour identifier une possible coalition gouvernementale, mais pour l’instant les positions des principaux acteurs politiques semblent irréconciliables. Entre temps, la dépréciation de la monnaie roumaine, le leu, se poursuit, la récession est bel et bien installée et la crise énergétique mondiale est de plus en plus menaçante pour la Roumanie. Mais pour citer le président roumain, Nicusor Dan, « Avec du calme nous allons passer par ce défi aussi ».
Philippe Marsan – comment est fêté le 1er mai en Roumanie?
Passons maintenant à vos messages et questions. Et étant donné que nous venons de marquer la fête du travail du 1er mai, je me permets de citer le message que nous a envoyé notre ami auditeur Philippe Marsan de France : « En France, nous approchons du 1er mai. Jour férié, fête du travail, mais aussi l’occasion d’offrir du muguet. Fête-t-on ce jour en Roumanie ? Comment ? Le muguet pousse-t-il dans une région de Roumanie ? » Bien le bonjour et merci de nous avoir écrit. Je n’ai pas grand-chose à vous dire sur le muguet de mai en Roumanie, sauf qu’il est une des nombreuses fleurs qui embellissent nos jardins et parcs. Au sujet du 1er mai, pourtant, il faut préciser que cette fête est célébrée d’une manière différente en Roumanie de nos jours. Il n’y a pas de manifestations syndicales notables dans les grandes villes, comme c’est le cas en Europe, et notamment en France. En Roumanie, la fête du Travail a été célébrée pour la première fois en 1890, à l’époque du roi Carol Ier, se superposant à la fête des Armindeni, qui célébrait le renouveau de la végétation par le biais de fêtes champêtres. Elle est devenue fête nationale à l’époque du communisme, lorsque des manifestations et des défilés de la classe ouvrière étaient organisés sur les grands boulevards et les stades à travers le pays. Dans ce contexte, la signification de cette journée a été portée au-delà des revendications sociales, étant utilisée en tant qu’instrument de promotion de l’idéologie officielle et de l’unité sociale. D’habitude, les festivités étaient suivies par des kermesses ouvrières en nature entre amis ou collègues de travail. Après la chute du communisme, le 1er mai a été redéfini en Roumanie et du riche programme festif d’avant 1989, seules les sorties et les barbecues son restées. Désormais, le 1er mai est une excellente occasion de prendre une petite pause pour penser à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et, en cas de pont, d’entamer des mini-vacances à la mer ou en montagne. Peu à peu, le 1er mai a commencé à marquer le début de la saison touristique sur la côte roumaine, même si en réalité peu de touristes choisissent d’y aller au mois de mai. N’empêche, les boites de nuit organisent toute sorte de fêtes pour les jeunes à Vama Veche, Mamaia ou encore Costinesti, des stations du littoral roumain normalement archipleines le jour du 1er mai. Je dis normalement, puisque cette année les professionnels du secteur ont déploré une baisse du taux d’occupation à cause de la météo capricieuse et du contexte économique plutôt difficile. L’élément qui à survécu aux différentes périodes et qui est omniprésent en Roumanie à l’occasion du 1er mai est le fameux « mic », ce mini kebap roumain, une sorte de saucisse assez pimentée mais sans membrane qui ne doit jamais manquer lorsqu’on fait un barbecue. Les « mici » sont à retrouver partout en Roumanie, des supermarchés aux boucheries artisanales mais si vous souhaitez découvrir la recette, elle est disponible sur notre site. Le secret ce sont toujours les épices. Autrement, ils sont omniprésents dans les menus des restaurants à cuisine traditionnelle roumaine et dans les petits troquets auprès des marchés des villes petites et grandes. Comptez débourser généralement entre un et deux euros par mic alors que les portions varient entre trois et cinq mici. Par ailleurs, si vous n’aimez pas tellement la viande hachée, alors le poisson appelé l’alose du Danube est un autre ingrédient présent au mois de mai sur les barbecues des Roumains. Moi, je les préfère en égale mesure et je n’hésite pas à les prévoir dans le même repas parfois.
Et si je viens de parler de jours fériés, je cite le message de Nouari Naghmouchi d’Algérie qui nous écrit : « Bonjour et comment allez vous et ma belle radio. Je souhaiterais connaitre les jours fériés en Roumanie. Bonne journée ». Alors sachez qu’en Roumanie il existe 17 jours fériés, accordés à l’occasion des principales fêtes. Je vais les énumérer brièvement dans un ordre chronologique : pour la Nouvelle année, il y a le 1er et le 2 janvier, suivi par les 6 et 7 janvier, accordés à l’occasion de l’Epiphanie et respectivement de la Saint Jean. Le 24 janvier c’est la fête de l’Union des principautés roumaines et c’est toujours un jour férie en Roumanie. Ensuite, il y a trois jours fériés à Pâques, en avril ou en mai soit le vendredi saint, le dimanche de Pâque et le lundi d’après. Le 1er mai c’est la fête du Travail, alors que le 1er juin c’est la fête de l’Enfance. Aux mois de mai ou de juin, il y a un jour férié à l’occasion de la Pentecôte, en fonction de la date de Pâque. Ensuite, le 15 août c’est l’Assomption de la Sainte Marie et le 30 novembre c’est la Saint André, fête suivie par le 1er décembre, soit la Fête Nationale de la Roumanie. L’année se termine par les deux jours fériés à l’occasion de Noël, les 25 et 26 décembre. Voilà en bref les jours fériés en Roumanie et je précise aussi que parfois les Roumains n’hésitent pas à faire des ponts si la situation le permet et profiter de ces jours pour partir dans des mini-vacances. Mentionnons que le nombre de jours fériés a constamment progressé ce 20 dernières années portant la Roumanie d’une des dernières places du classement européen jusqu’au sommet de celui-ci.
Et étant donné que je viens de recevoir un tas de lettres physiques que vous nous avez envoyées j’aimerais vous en citer quelques-unes. Et je commence par le rapport d’écoute de Pascal Nicol, qui nous a écouté depuis Menton en France avec un mini-récepteur ATS Radio V3 avec une antenne boucle active en intérieur. Et je cite : « Je vous écoute régulièrement, j’ai trouvé l’émission du dimanche 19 avril sur le féminicide très intéressante. La réception était globalement bonne avec un bon signal stable, malgré un léger fading. Je suis situé au 2e étage et mon antenne est situé en intérieur ». Merci beaucoup, cher auditeur, pour votre rapport d’écoute et pour la superbe carte postale que vous nous avez envoyé.
Je passe maintenant à la lettre et au rapport d’écoute que nous a envoyé Roger Roussel du Canada. Vous avez écouté l’émission du 13 février 2026 avec un code SINPO de 35433 qui a été dominée par notre édition spéciale consacrée à la journée internationale de la radio et sur le rôle de l’intelligence artificielle dans la radio d’aujourd’hui et de demain. Merci beaucoup pour ce rapport ainsi que pour le message à la fin « Bravo pour la très grande qualité de vos émissions. Continuez votre excellent travail ».
Je salue aussi les membres du DX Club Auvergne et Francophonie qui nous ont envoyé leur bulletin interne de liaison du 4e trimestre de l’année 2025. Et nous sommes ravis d’y retrouver un fragment d’une de nos émissions consacrées aux fêtes et traditions qui illustrent les fêtes du mois de décembre. Je cite aussi le message qui accompagne ce bulletin : « Avec tous les vœux du Radio DX Club d’Auvergne et Francophonie ! Pour une année riche en écoutes, échanges, partages, sur les Ondes et sur la Toile ! Félicitations pour vos émissions toujours aussi passionnantes et variées ! Bonne année et Bonne santé à toute l’équipe francophone ! » Merci beaucoup pour ces vœux, continuer à nous écouter, nous sommes là pour vous !
Et c’est ici que je mets fin à cette édition du Courrier des auditeurs de RRI. Merci de l’avoir suivi ! A bientôt !