Flâner dans les rues d’Iaşi
Cet été, à la mi-juin, la ville d’Iaşi (nord-est) a accueilli un rassemblement des représentants de la Fédération Internationale des Journalistes et des Ecrivains du Tourisme (FIJET)
Ana-Maria Cononovici, 03.07.2026, 14:56
Cet été, à la mi-juin, la ville d’Iaşi (nord-est) a accueilli un rassemblement des représentants de la Fédération Internationale des Journalistes et des Ecrivains du Tourisme (FIJET), qui s’y étaient rendus pour décerner à la ville le trophée « Mărul de Aur », « La Pomme d’Or ». C’est le septième trophée remis à un objectif de notre pays, la Pomme d’Or étant considérée comme un Oscar de l’industrie du tourisme, qui récompense des destinations offrant un exemple de bonnes pratiques en matière d’objectifs touristiques, de monuments classés mis en valeur, de gastronomie et d’autres attractions.
Mihai Bulai, chef de travaux à la Faculté de géographie et géologie de l’Université « Alexandru Ioan Cuza », et guide de tourisme à ses heures perdues, nous raconte sa ville:
« Une balade agréable dans les rues d’Iaşi débute souvent sur la Place Unirii (de l’Union), le kilomètre zéro de la ville, où se trouvent d’ailleurs plusieurs hôtels. Nous avons une association, « Iaşi Travel », qui propose chaque samedi des tours de la ville gratuits. Sur la Place Unirii, le principal repère est la statue d’Alexandru Ioan Cuza, père-fondateur de la Roumanie, qui a annoncé à ses concitoyens, sur cette place même, l’union devenue possible des deux principautés, de Moldavie et de Valachie, ce qui explique le nom de la place. Plusieurs itinéraires ont leur point de départ sur cette place. Il y en a un qui va vers ce que nous appelons « le plateau d’or », en direction du Palais de la Culture, et qui inclut les principaux monuments historiques d’avant 1900. Le boulevard principal de la ville porte le nom du prince Ştefan cel Mare (Etienne le Grand) ; c’est un boulevard partiellement piéton, parsemé de lieux de culte – la Cathédrale Métropolitaine, l’Evêché catholique, le monastère Sfinţii Trei Ierarhi (des Saints Trois Hiérarques) – et d’institutions publiques – le Théâtre national, l’Hôtel de Ville, la Banque nationale, le siège du Conseil départemental. Cette artère urbaine débouche sur le Palais de la Culture, un nom qui nous fait penser à une scène de la culture ou à des musées. En effet, quatre grands musées – d’art, d’histoire, d’ethnographie et de techniques, nous y attendent, en plus de salles aux dimensions monumentales et d’une tour, toutes ouvertes aux visites. Cependant, au début de son existence, cet édifice n’était pas un musée, mais un palais princier qui s’est ajouté à la Cour princière d’Iaşi, une forteresse – centre de commande de la Moldavie pendant trois siècles. Autour du Palais, le jardin Palas, qui nous fait penser à Schönbrunn ou à Versailles, marque le centre d’un intéressant ensemble d’urbanisme portant le même nom. »
Si le Musée d’Ethnographie de la Moldavie expose des installations spécifiques pour le travail des champs et des applications de réalité augmentée, le Musée d’art présente des toiles célèbres, dont celle intitulée « Unirea Principatelor/L’Union des Principautés », peinte par le maître roumain Theodor Aman en 1857, les salles d’exposition vibrant d’un sentiment de fierté nationale. Toute cette partie de la ville, à laquelle s’ajoutent les quartiers juif et arménien, peuvent être découverts en une journée de balade.
Mihai Bulai a aussi ajouté:
« Le Palais de la Culture, la Grande Salle du Théâtre National et la vieille bibliothèque de l’Université « Gheorghe Asachi » forment un triangle d’or, car ce sont les objectifs touristiques les plus importants, connus également à l’étranger. C’est vraiment un passage obligé ! Un deuxième itinéraire est en fait une excursion sur la colline de Copou, où l’on découvre des bibliothèques, des Maisons de la culture étudiante ou pour les enfants, des édifices militaires et le Palais Universitaire, qui a abrité la première université de Roumanie, fondée au XIXème siècle, des campus universitaires, des musées, des maisons de l’élite locale du XIXème siècle et de l’entre-deux-guerres. Sur cette même colline, l’on découvre également les poumons de la ville, soit les trois grands parcs d’Iaşi – le Parc Copou, celui de l’Exposition et le Jardin Botanique. »
A l’Université « Alexandru Ioan Cuza », l’on pourra admirer les peintures murales réalisées par le peintre roumain Sabin Bălașa. Enfin, la ville d’Iaşi offre également l’occasion de déguster des vins moldaves de tradition plus ancienne ou plus contemporaine, ainsi que des plats traditionnels, réputés pour leur saveur exceptionnelle. (Trad. Ileana Ţăroi)