Etapes pour la reprise des exportations d’ovins et de caprins
Les autorités roumaines poursuivent les négociations pour débloquer les exportations d'ovins et de caprins
Leyla Cheamil, 21.09.2026, 11:54
L’approbation par la Commission européenne du plan d’action de la Roumanie pour débloquer les exportations d’ovins et de caprins est un signal positif. Selon le ministre de l’Agriculture et du Développement rural par intérim Tanczos Barna, cette approbation est une première étape indispensable à la reprise du commerce international dans ce secteur. L’institution poursuit ses démarches diplomatiques afin d’obtenir les décisions nécessaires à la reprise des exportations. Il a par ailleurs souligné que l’Agence nationale sanitaire vétérinaire et de sécurité alimentaire (ANSVSA) doit mettre en œuvre ce plan d’action avec professionnalisme.
La semaine dernière, plusieurs éleveurs ont manifesté à Bucarest, mécontents de la gestion des foyers de peste ovine et des mesures ayant conduit à l’abattage d’animaux, ainsi que de l’interdiction d’exporter des ovins et des caprins en raison de la peste des petits ruminants.
Le ministre de l’Agriculture a déclaré qu’à l’occasion de sa visioconférence avec le commissaire européen à la santé et au bien-être animal, Oliver Varhelyi, il a présenté les mesures prises par la Roumanie pour lutter contre la peste des petits ruminants et la variole ovine. Il a également souligné l’importance d’adapter la réglementation européenne afin de permettre l’exportation d’animaux vaccinés et a remercié les experts de la Commission européenne pour leur collaboration ces derniers mois. Le plan transmis à la Commission le 11 septembre prévoit notamment l’administration différenciée de 1,3 million de vaccins obtenus gratuitement auprès de l’Union européenne.
Une solutions qui a sécurisé les marchés d’exportation
La solution approuvée protège et n’affecte pas du tout les exportations de carcasses et de produits laitiers, grâce à l’application du schéma vaccinal complet. Par ailleurs, simultanément à l’approbation de ce plan, l’Agence nationale sanitaire vétérinaire et de sécurité alimentaire a sécurisé six marchés d’exportation tiers sous conditions de vaccination complète, en signant des traités internationaux avec l’Arabie saoudite, la Jordanie, le Maroc, la Tunisie, Israël et la Libye. Sept autres accords similaires sont en cours de négociation avancée. Ces accords garantiront une diversification des marchés dès l’entrée en vigueur du nouveau statut épidémiologique.
L’Agence nationale sanitaire vétérinaire et de sécurité alimentaire a déclaré que les 1,3 million de doses de vaccin obtenues auprès du forum européen seraient administrées gratuitement, sans aucun frais pour les éleveurs. Par ailleurs, les mécanismes d’indemnisation publics restent pleinement opérationnels afin d’aider les éleveurs directement touchés par les épizooties à repeupler leurs exploitations. Les données officielles montrent qu’en 2026, environ 19 000 ovins ont été abattus dans le respect total des réglementations nationales et européennes, afin de prévenir la propagation de la variole et de la peste des petits ruminants, soit 0,13 % du total au niveau national.