Nouari Naghmouchi (Algérie) : L’IA, chance ou menace pour la Roumanie ?
Selon une nouvelle étude les Roumains se servent de plus en plus de l’intelligence artificielle, devenue une partie intégrante de leur vie quotidienne. En fait, 7 Roumains sur 10 affirment l’utiliser, et les jeunes en sont les plus nombreux. Tendances.
Valentina Beleavski, 25.09.2026, 10:45
Une nouvelle étude a été publiée à la mi-septembre et présentée en détail par les médias.
Selon l’enquête, les Roumains se servent de plus en plus de l’intelligence artificielle, devenue une partie intégrante de leur vie quotidienne. En fait, 7 Roumains sur 10 affirment l’utiliser, et les jeunes en sont les plus nombreux. L’approche des générations est bien contrastée. Concrètement, il s’agit de 89 % des jeunes de la Génération Z qui se servent de l’IA et de 39 % des Baby-Boomers, c’est-à-dire des personnes nées avant 1963. 19 % des sujets ne l’on jamais testée et 5 % ne savent pas du tout ce que c’est l’IA.
En même temps, l’étude constate que les Roumains sont nombreux à ne pas pouvoir distinguer entre un texte écrit par un humain ou généré par une IA. Ce sont notamment le jeunes de la Génération Z, les femmes et les personnes qui ont utilisé récemment l’IA qui peuvent mieux reconnaître un texte écrit par une personne.
Santé, argent, décisions importantes : l’avis d’un spécialiste est toujours privilégié
Les Roumains font appel à l’intelligence artificielle notamment pour s’informer, à commencer par les devoirs pour l’école, en passant par des informations techniques (comment réparer son ordinateur, par exemple) et jusqu’aux conseils médicaux ou psychologiques. Pourtant 32 % affirment se sentir trahis si les informations fournies par un médecin proviennent d’une intelligence artificielle. Par conséquent, lorsqu’il est question de santé, d’argent ou de décisions importantes, l’IA est mise de côté et l’avis d’un spécialiste est toujours privilégié. Plus encore, 27 % des Roumains n’acceptent pas de communiquer avec un assistant virtuel lors d’un appel téléphonique à la banque, 26 % se sentiraient dérangés par un message émotionnel généré par un algorithme et 24 % seraient mécontent si un recruteur évaluerait leur CV à l’aide de l’IA sans le préciser. Seulement 15 % des Roumains questionnés ont affirmé ne pas être dérangés par la présence d’une IA non-déclarée, à condition que celle-ci fasse bien son travail.
La transparence est de mise
La conclusion de l’enquête est que les Roumains ont vite adopté les instruments d’IA, mais ils gardent néanmoins de hautes attentes quant à la transparence et l’honnêteté concernant l’implication de l’IA, notamment dans des situations médicales ou financières, lit-on sur le site de nos confères de l’antenne locale Radio Roumanie Brasov. Ils décortiquent la même étude de la compagnie MKOR en mettant l’accent sur d’autres tendances. Selon cette enquête, 83 % des Roumains font appel à l’IA pendant leur temps libre et 58 % s’en servent aussi au travail. C’est Chat GPT qui en est l’application la plus connue, ayant été mentionnée par 98 % des personnes questionnées. Elle est suivie de Gemini – connue par 79 % des sujets, de Claude – populaire dans les rangs de 37 % des Roumains et de Copilot – connue de 16 % des sujets.
Cette étude intitulée « AI Adoption Report Romania »/ Rapport sur l’adoption de l’IA en Roumanie a été réalisée entre mai et juin 2026 par l’agence de recherche de marché MKOR et rendue publique cette dernière semaine.
L’IA – chance ou menace pour la Roumanie ? Et pour l’humanité ? Pour l’instant, c’est une chance, je dirais, mais moi je ne suis pas un expert, ce n’est qu’un avis très personnel. J’ai aussi mes peurs, quant à la capacité des futures générations de créer, d’écrire, de s’exprimer, d’avoir une pensée critique, surtout quand je vois que les enfants recourir si facilement à l’IA pour leurs devoir. Mais je garde mon optimisme, car ils pourront toujours nous surprendre, n’est-ce pas ?