15.01.2026
« La culture a toujours été et elle demeure le lieu où les grandes idées de la société se transforment en repères durables », peut-on lire dans le message du président Nicușor Dan rendu public à l'occasion de la Journée de la culture nationale./Le gouvernement de Bucarest est en train d’élaborer le budget de l'État pour 2026 et, dans ce contexte, le Premier ministre Ilie Bolojan participe à des réunions de travail avec ses ministres.
Newsroom, 15.01.2026, 13:51
Fête de la culture – Les Roumains célèbrent en ce 15 janvier la fête de la culture nationale, instituée par le Parlement en 2010. Elle marque la naissance du poète national, Mihai Eminescu (1850-1889), qui est considéré le dernier grand représentant du romantisme européen. Toutes les filiales à l’étranger de l’Institut culturel roumain accueillent des manifestations spéciales consacrées à cette fête. Pour leur part, toutes les stations de la société roumaine de radiodiffusion ont adapté leurs programmes afin de marquer la Fête de la Culture Nationale. « La culture a été et elle reste l’espace dans lequel les grandes idées de la société se transforment en repères durables », lit-on dans le message rendu public par le président Nicuşor Dan, à l’occasion de fête de la culture nationale.
Budget – Le gouvernement de Bucarest est actuellement en train d’élaborer le budget de l’État pour 2026. Dans ce contexte, le Premier ministre Ilie Bolojan participe à des réunions avec ses ministres. Aujourd’hui, les ministres du Développement, de la Culture, des Projets européens, de l’Éducation et de la Défense nationale participent à des réunions de travail pour analyser la situation budgétaire. Ils doivent proposer des solutions d’économies afin de maintenir le déficit budgétaire sous le seuil de 6,5 % du PIB cette année. Hier, le chef de l’exécutif a rencontré les ministres de l’Agriculture, de la Santé, de l’Intérieur, de la Justice et de l’Environnement. L’utilisation responsable de l’argent public, les réformes visant à accroître l’efficacité de l’État et l’amélioration des services aux citoyens sont les objectifs de ces discussions.
Groenland – La position américaine concernant l’ambition de s’emparer du Groenland demeure inflexible après les discussions qui se sont tenues hier à Washington entre la partie américaine et les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland. Mercredi, le ministre danois des Affaires étrangeres Lars Lokke Rasmussen avait constaté un « désaccord fondamental » et dénoncé la volonté de M. Trump de « conquérir » le Groenland, à l’issue d’une rencontre a la Maison Blanche avec des responsables américains. Ceux-ci avaient évoqué auparavant deux possibilités au sujet du Groenland : soit l’achat de l’île arctique soit son occupation par l’armée. Le Danemark a par ailleurs envoyé des renforts militaires dans le territoire autonome danois et obtenu de plusieurs pays européens qu’ils mettent en place une mission militaire d’exploration en soutien de Copenhague. Le Groenland a une position stratégique surtout de la perspective de l’ouverture des routes maritimes du nord suite au réchauffement climatique mondial. Le Groenland dispose aussi d’importantes réserves de minerais stratégiques, qui sont pourtant difficiles à exploiter à cause du climat arctique et de l’absence de toute infrastructure.
Iran – L’espace aérien iranien a été fermé pendant plusieurs heures durant la nuit de mercredi à jeudi, sur fond de spéculations quant à une intervention militaire américaine imminente en réponse à la répression brutale des manifestations antigouvernementales. Le président Donald Trump a également indiqué qu’il n’ordonnerait pas d’attaque pour le moment, alors qu’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Iran était prévue aujourd’hui. Téhéran a menacé d’attaquer les bases et les bâtiments de guerre américains dans la région, ainsi qu’Israël, en cas d’attaque. Plus de 2 600 personnes ont été tuées et plus de 18 000 arrêtées en Iran depuis le début de la dernière vague de manifestations, le 28 décembre dernier, selon une ONG iranienne de défense des droits de l’Homme. Les manifestations, initialement déclenchées par la crise économique, ont rapidement pris un tournant politique, avec des slogans tels que « Mort au dictateur » et même des revendications en faveur du retour de la dynastie Pahlavi des anciens chahs.
Inflation – En Roumanie, le taux d’inflation s’élevait en décembre dernier à 9,7 %, légèrement inférieur à celui du mois précédent, selon les données publiées mercredi par l’Institut national de la statistique. Par rapport à décembre 2024, les prix des produits alimentaires, des marchandises non alimentaires et des services ont augmenté, mais ce sont les tarifs de l’électricité qui ont connu la hausse la plus forte, soit plus de 60 %. Sur l’ensemble de l’année dernière, l’inflation était de 7,32 %, contre 5,6 % en 2024. Selon les dernières estimations de la Banque nationale de Roumanie, le taux d’inflation devrait retomber à 3,7 % d’ici la fin de l’année.