La réforme de l’administration publique et la relance économique – adoptées
Le gouvernement roumain a adopté par décret d’urgence la réforme de l’administration publique. S'y ajoutent plusieurs mesures censées relancer l'économie roumaine dans les années à venir.
Roxana Vasile, 25.02.2026, 13:13
Une réforme aux visées majeures
Des mairies plus efficaces, décentralisation, moins de bureaucratie et une collecte plus stricte des taxes – autant d’objectifs pour la réforme de l’administration publique adoptée par décret d’urgence, mardi soir, près de 8 mois après avoir été mentionnée pour la première fois par le premier ministre Ilie Bolojan.
Pourtant avant que cette réforme porte ses fruits, comme promis par le chef de l’Exécutif, l’administration publique locale et centrale de Roumanie doit encore passer par une période difficile car des coupes importantes s’annoncent. En effet, plus de 45 000 postes sont concernés, mais les licenciements effectifs visent environ 20 000 salariés, le reste étant des postes vacants qui seront supprimés des organigrammes. Cette réforme aidera aussi à décentraliser l’administration publique à renforcer la capacité administrative, estime encore le premier ministre, qui en fournit aussi quelques exemples précis :
Ilie Bolojan : « Elle générera des politiques dans le domaine de l’urbanisme, dans le domaine des taxes et impôts locaux, dans le domaine de la planification urbaine… Elle renforcera la capacité administrative de l’ensemble de l’administration publique locale de Roumanie, en encourageant les municipalités, comme je l’ai déjà dit, à devenir plus performantes et plus efficaces ».
Autre aspect important de la décentralisation administrative : la simplification des procédures, de sorte à réduire au maximum la bureaucratie. De nouveaux mécanismes sont également mis en place pour occuper un poste au sein de la fonction publique, précise de son côté le ministre du Développement, Cseke Attila :
« Il s’agit de la mobilité par rotation des postes de direction dans la fonction publique, où un maximum de deux mandats de 5 ans sont désormais possibles et 2 mandats de 3 ans pour les hauts fonctionnaires publics. C’est un mécanisme qui fonctionne déjà au sein de la Commission européenne, qui fonctionne très bien en fait avec un seul mandat de 5 ans, pas avec deux. Et, à notre avis, cela peut améliorer le service public en Roumanie aussi »
La relance économique de la Roumanie d’ici à 2032
Mardi encore et toujours par décret d’urgence, le gouvernement de Bucarest a adopté un paquet de mesures de relance économique, dans une tentative de compenser pour l’année dernière, dominée par l’austérité. 5 milliards d’euros du budget de l’Etat ont été alloués à cette relance économique, afin d’assurer une transition stratégique d’une croissance fondée sur la consommation à une croissance soutenue par les investissements et par la production autochtone, précise le ministre des Finances, Alexandru Nazare :
« La Roumanie sera beaucoup mieux équipée pour attirer les investissements, pour devenir un leader économique régional, à l’aide des banques d’investissement les entrepreneurs roumains pourront développer leurs intérêts économiques dans la région. Ils bénéficieront de notre appui, puisque les schémas adoptés comportent de telles mesures. Autre aspect très important : les bonus fiscaux et toutes les mesures prises afin de faire croître la liquidité des sociétés sur le marché et venir en aide aux entrepreneurs. La partie fiscale de ce paquet de mesures est essentielle ».
D’ailleurs, selon le ministre Nazare, ces mesures de relance économique ne se limitent pas à l’année en cours, mais portent sur la croissance économique de la Roumanie d’ici à 2032. (trad. Valentina Beleavski)