La première réunion du Conseil de la Paix
Présent à la première réunion du Conseil de la Paix, le président roumain Nicuşor Dan a parlé du soutien que la Roumanie peut offrir à Gaza.
Mihai Pelin, 20.02.2026, 14:22
Le président américain Donald Trump a présidé, à Washington, la première réunion de son Conseil de la Paix, en présence des représentants de plusieurs dizaines de pays. Selon l’agence de presse Reuters, un certain nombre de sujets sont en mesure de tester l’efficacité de cet organisme censé mettre un terme à la guerre et lancer la reconstruction à Gaza.
Parmi les principales questions, Reuters mentionne la démilitarisation des milices du Hamas et le retrait des troupes israéliennes, les dimensions du fonds de reconstruction et le flux de l’aide humanitaire pour la population de Gaza, affectée par la guerre. Le leader américain a précisé dans son discours que plusieurs pays, dont la plupart de la région du Golfe, ont promis plus de 7 milliards de dollars à la reconstruction de la Bande de Gaza. La liste de ces contributeurs inclut, entre autres, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, les Emirats Arabes Unis, le Maroc, le Bahreïn, le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Ouzbékistan et le Koweït, a-t-il précisé. La contribution américaine s’élèvera à 10 milliards de dollars, tandis que l’ONU va collecter des aides à hauteur de 2 milliards de dollars. L’Indonésie assumera le rôle de commandant adjoint de la future force de stabilisation à Gaza, promettant d’y participer avec 8.000 militaires à cette force armée de 20.000 hommes placés sous la commande des Etats-Unis. La Roumanie a participé en tant que pays observateur à cette réunion, étant représentée par le président Nicuşor Dan. Le chef de l’Etat roumain a eu une intervention dans laquelle il a qualifié « d’exhaustif et stable » le plan de paix proposé par le président américain. Nicușor Dan a expliqué ce que la Roumanie pouvait faire dans ce contexte.
Concernant la situation humanitaire, Bucarest est prêt à augmenter le nombre de vols d’évacuation des enfants malades de Gaza, pour qu’ils reçoivent des soins médicaux dans les hôpitaux de Roumanie. En plus de l’aide médicale, la Roumanie offre son expérience en matière d’interventions d’urgence. Le chef de l’Etat a affirmé que notre pays pouvait contribuer à la reconstruction des services essentiels affectés par le conflit, tels que les services d’ambulance et de protection contre les incendies.
La Roumanie est également ouverte à soutenir le secteur de l’éducation à Gaza, en élargissant les programmes de bourses pour les étudiants palestiniens et en s’impliquant dans la reconstruction de l’infrastructure scolaire. Un élément central de l’intervention du président roumain a pourtant visé la reconstruction institutionnelle, que Nicușor Dan a définie comme étant essentielle pour la stabilité à long terme. La Roumanie, a-t-il souligné, a de l’expérience en matière d’appui à la consolidation des institutions dans différentes régions du monde. Le président a enfin souligné les relations traditionnellement bonnes que la Roumanie entretient tant avec les Israéliens qu’avec les Palestiniens, ce qui peut être un avantage pour le processus de reconstruction et dialogue. L’Agence France Presse remarquent le fait qu’aussi bien les grands alliés traditionnels que les grands rivaux des Etats-Unis ont refusé de rejoindre le Conseil de la Paix, un projet controversé, vu comme une structure qui tente de se substituer à l’ONU. De l’avis des experts, la crédibilité du Conseil va s’effondrer rapidement, en l’absence de résultats rapides et concrets, notamment dans le domaine humanitaire.