L’UE s’engage à stimuler sa compétitivité économique.
A l’issue d’un sommet informel qui a eu lieu jeudi près de Bruxelles, les leaders de l’Union Européenne ont promis davantage d’efficacité et moins de bureaucratie dans les affaires pour faire face à la compétition de plus en plus forte sur le plan mondial faite par les Etats Unis et par la Chine.
Daniela Budu, 13.02.2026, 19:58
Une Europe, un marché
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que le marché unique serait renforcé. « Une Europe, un marché » : telle est notre ambition, a affirmé la cheffe de l’exécutif européen. « Il n’y a pas de compétitivité sans investissements supplémentaires », a déclaré le président du Conseil européen, António Costa. Les dirigeants européens se sont engagés à accélérer la mise en place d’une Union des économies et des investissements, à revoir les règles de fusion-acquisition afin de favoriser l’émergence de champions européens et à faciliter l’expansion des entreprises.
Principal défi face à l’économie européenne : l’énergie
Présent à la réunion, le président roumain, Nicușor Dan, a indiqué que l’exécutif européen s’était engagé à formuler de nouvelles propositions visant à réduire les prix de l’énergie car, selon lui, l’Europe peine à rivaliser avec les États-Unis ou la Chine en raison de la hausse des prix de l’énergie. Lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion, Nicușor Dan a indiqué qu’au niveau européen, une majorité d’États membres souhaitait faire des investissements dans un réseau électrique, avec un marché unique et un prix uniforme dans toute l’UE.
« Malgré certaines réticences de la part de pays producteurs d’énergie bon marché, notamment renouvelable, une majorité se dessine qui souhaite que l’Europe investisse dans un véritable réseau électrique, afin de garantir un marché unique et un prix uniforme de l’électricité dans toute l’Union », a déclaré le chef de l’État.
Il a également souligné que les dirigeants des États membres ne souhaitaient pas un marché « protectionniste », mais que l’Europe devait réagir « à certaines pratiques anticoncurrentielles » afin de protéger ses secteurs économiques. Il a également annoncé qu’en avril, la Commission proposerait un système unique permettant aux entreprises de s’enregistrer dans n’importe quel État membre et a indiqué que les représentants du monde des affaires à travers l’Europe se plaignaient « à juste titre » de la bureaucratie.
« Rien qu’un exemple : les dépenses des entreprises européennes pour se conformer aux différentes réglementations sont deux fois supérieures à celles qu’elles consacrent à la recherche et au développement. Et cela, bien sûr, nuit à la compétitivité », a déclaré le président.
Selon lui, les débats sur la compétitivité étaient étroitement liés au futur budget de l’Union européenne. « Au sujet du cadre financier pluriannuel, les pourparlers que nous aurons viseront la compétitivité et le budget de l’Union pour la période 2028 – 2034 », a ajouté Nicusor Dan. Le chef de l’Etat a également annoncé que l’exécutif communautaire s’était engagé à avancer plusieurs propositions sur ces sujets dans les mois à venir.
Les entreprises européennes pourraient s’enregistrer dans n’importe quel pays d’Europe
En avril, la Commission proposera un 28e régime pour les entreprises, c’est-à-dire un système unique par le biais duquel celles-ci pourraient s’enregistrer dans n’importe quel pays d’Europe. En juin, les débats porteront sur les certificats d’émission de gaz à effet de serre. Et à l’ordre du jour de chaque Conseil européen figurera aussi un chapitre portant sur la compétitivité – a encore annoncé le chef de l’Etat.