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Nouveaux rôles au cinéma pour Bogdan Dumitrache

Bogdan Dumitrache a gagné trois trophées Gopo, du cinéma roumain: en 2011 pour le « Portrait de jeunesse du combattant » (de Constantin Popescu), en 2012  pour « Par amour avec les meilleures intentions » (d’Adrian Sitaru) et en 2019 pour « Pororoca » (de Constantin Popescu).

„Băieții buni ajung în Rai”, un nou film de Radu Potcoavă
„Băieții buni ajung în Rai”, un nou film de Radu Potcoavă

, 08.06.2024, 09:04

Bogdan Dumitrache, un des acteurs les plus talentueux et les plus primés de la nouvelle vague du cinéma roumain, est le protagoniste de deux films récents: « Băieții buni ajung în Rai / Les bons garçons vont au Paradis » (du réalisateur Radu Potcoavă) et « Trei kilometri până la capătul lumii / Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde » (réalisé par Emanuel Pârvu), la production gagnante de la Palme Queer à Cannes, cette année. Depuis sa création en 2010, la Palme Queer du Festival de Cannes a récompensé des films mémorables, qui reflètent la diversité et l’importance des thèmes abordés. Le prix a été remis au réalisateur Emanuel Pârvu par le cinéaste Lukas Dhont, qui a cité la motivation du jury: « Une rupture dure et précieuse d’un système de violence. Sa perspective révèle lentement le monde patriarcal dans lequel nos personnages ont grandi, où l’espace pour exister pleinement est rendu impossible par des structures d’idées profondément enracinées. Dans ce film fascinant, les gens semblent retenus par des ficelles qui les maintiennent à l’écart de la lumière, jusqu’à ce que certains d’entre eux commencent à se libérer ». Sur le tapis rouge, le réalisateur Emanuel Pârvu a été accompagné par les acteurs Bogdan Dumitrache, Valeriu Andriuță, Ciprian Chiujdea et Ingrid Micu-Berescu. La première roumaine du film « Trois kilomètres jusqu’à la fin du monde » aura lieu au Festival international du film Transilvania TIFF (du 14 au 24 juin, à Cluj-Napoca), « Les bons garçons vont au Paradis » a déjà rencontré le public roumain. Dans cette comédie romantique, Bogdan Dumitrache joue le rôle d’un homme qui meurt et va au Paradis, où, sur une plage déserte, il rencontre Laura, la fille dont il était amoureux au lycée. C’est grâce à ces deux récents films que RRI a réussi à interviewer Bogdan Dumitrache sur sa carrière au cinéma, sur le choix des rôles et sur l’influence que la nouvelle vague de la cinématographie roumaine a eu sur lui.

«  « Les bons garçons vont au Paradis » est un film qui interroge le public d’une manière accessible, mais non sans profondeur. C’est en même temps un film qui essaie de ramener le public dans les salles obscures en l’invitant à une escapade d’une réalité que nous n’aimons pas tout le temps. Je dirais que ce film emploie une recette américaine qu’il tente d’adapter à un environnement roumain. Radu Potcoavă est un artiste, et son film est une tentative honnête d’utiliser le langage cinématographique pour traiter agréablement une question incommode et déplaisante comme la mort. Concernant le choix des scénarios, la première lecture est essentielle pour moi, car c’est là que je regarde l’histoire à travers mon propre philtre. C’est là que je me rends compte des éventuels problèmes, si le personnage est cohérent, si ses actions sont normales, naturelles. Ça c’est mon premier philtre. Quand j’ai lu le scénario des Bons garçons qui vont au Paradis, écrit par Radu Potcoavă, j’ai justement aimé la logique du personnage, tellement vivant et humain. Il refuse d’accepter sa mort et ne peut pas croire non plus qu’il soit arrivé dans un autre monde, tellement similaire à celui qu’il vient de quitter. Même les erreurs et les petites mises au point, qui pourraient lui alléger la situation, se ressemblent.  Donc, à mon avis, « Les bons garçons vont au Paradis » est un beau pari de ramener le public dans les cinoches, et c’est un pari que j’ai accepté. Je crois que ce nouveau type de cinéma – le film grand public, comme nous l’appelons – a réussi à faire cela et c’est une très bonne chose. Les gens viennent voir des films roumains, une occasion aussi de passer du temps en famille et entre amis. J’espère que nous allons faire revivre cette habitude sociale d’aller au cinéma. »             

Bogdan Dumitrache a gagné trois trophées Gopo, du cinéma roumain

Bogdan Dumitrache a gagné trois trophées Gopo, du cinéma roumain: en 2011 pour le « Portrait de jeunesse du combattant » (de Constantin Popescu), en 2012  pour « Par amour avec les meilleures intentions » (d’Adrian Sitaru) et en 2019 pour « Pororoca » (de Constantin Popescu). Ce dernier film lui a fait gagner le Prix d’interprétation masculine au Festival du film de San Sebastian. Sur la trentaine de rôles joués, Bogdan Dumitrache pense que celui endossé dans la production « Portrait de jeunesse du combattant » a été essentiel. Il croit aussi que le fait de s’être formé en même temps que la nouvelle vague cinématographique roumaine a été une chance pour sa carrière.

« Ce rôle me paraît essentiel, parce que d’habitude je me rapporte aux périodes où j’ai joué plutôt qu’aux rôles interprétés. Moi j’ai commencé à jouer dix ans après la fin de mes études et « Portrait de jeunesse » a été mon premier rôle important. Et même si c’était un rôle secondaire, j’ai réussi à créer un personnage vivant et authentique. Il m’a aussi apporté mon premier prix ainsi que d’autres rôles et opportunités de travailler, de me développer, de montrer aux autres ce que je sais faire. Quant à la nouvelle vague du cinéma roumain, je considère que c’est une chance pour moi d’évoluer simultanément avec ce mouvement, de faire du cinéma au moment du lancement de la production de Cristi Puiu « Le Matos et la thune ». J’ai été très content que mon ami, l’acteur Dragoș Bucur, ait joué dans ce film, qu’il ait été impliqué dans ce nouveau mouvement, qui a voulu faire changer des choses et qui a même réussi à le faire. J’en suis plein d’enthousiasme et de reconnaissance. »

Bogdan Dumitrache fait également partie des fondateurs du théâtre indépendant Apollo 111 et il a joué dans les productions HBO « À la dérive/ În derivă » (2010) et « Ruxx » (2022). (Trad. Ileana Ţăroi)

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