Erasmus + à l’Académie de l’armée de l’air de Brasov
Aujourd’hui nous franchissons le seuil de l'Académie de l'Armée de l'Air Henri Coandă de Brașov, dans le centre de la Roumanie où le semestre international Erasmus+ réunit des élèves militaires de Roumanie, de Bulgarie et de Pologne.
Sorin Iordan, 31.05.2026, 17:03
Les futurs spécialistes des missiles, des radars et des systèmes de défense aérienne suivent ensemble les mêmes cours, travaux pratiques et activités de laboratoire, dans le cadre d’un programme qui renforce leurs liens tant professionnels que personnels. Le lieutenant-colonel Cristian Ene, instructeur principal au département des missiles antiaériens et de l’artillerie, explique que le programme a beaucoup évolué par rapport à l’édition pilote de l’année dernière : « Ce semestre a débuté l’an dernier à titre expérimental. À l’époque, les matières étaient différentes de celles de nos cursus habituels, malgré quelques similitudes. Cette année, les matières sont identiques. »
Les cours sont conçus selon le même programme que celui suivi par les étudiants roumains en deuxième année.
Mais au-delà des disciplines techniques et des 240 heures de formation, cette expérience implique également une adaptation à un environnement international où l’anglais fait partie du quotidien. Pour Piotr Maciąg, étudiant polonais spécialisé en ingénierie radio et radar, c’est la plus grande différence qu’il a ressentie à l’Académie de Brașov : « Je viens de Pologne et c’est pour la première fois que je viens en Roumanie, dans le cadre d’un programme Erasmus. Je dois dire que la plus grande différence, c’est que j’entends constamment parler anglais. Pour moi, il est très important d’améliorer mes compétences de communication en anglais. Sinon, presque tout est très similaire à notre académie. L’enseignement, le logement, tout ce que je trouve ici est comparable à ce que nous avons dans notre pays. » L’étudiant polonais confie que la ville est devenue pour lui un repère familier : « Brașov est magnifique. Elle me fait beaucoup penser à Cracovie, à la seuele différence d’être nichée entre les montagnes. C’est un atout indéniable.»
Une atmosphère amicale
Pour Antonio Mirkov, étudiant bulgare venu pour la première fois en Erasmus+, l’intégration dans le milieu universitaire roumain s’est faite plus rapidement que prévu : « J’apprécie beaucoup l’académie et l’ambiance qui y règne. Les échanges avec les autres cadets sont, pour une raison ou une autre, plus faciles qu’en Bulgarie, dans les académies militaires. Ici, les cadets sont plus amicaux et beaucoup sont prêts à vous aider immédiatement. »
Antonio Mirkov apprécie également la pédagogie des instructeurs roumains, ainsi que la vie quotidienne à Brașov : « Les professeurs sont plus détendus ici, et les supports de cours sont très bien structurés. J’aime beaucoup cet endroit, j’aime la nourriture à l’académie, à la cafétéria, mais aussi en ville.»
Les étudiants étrangers sont accompagnés par des confrères roumains
Les étudiants roumains qui accompagnent les étudiants étrangers tout au long du programme jouent également un rôle important dans leur intégration. Le caporal Ovidiu Chirilaș explique que leur relation a beaucoup évolué depuis qu’ils partagent des chambres : « Nous servons en quelque sorte de lien entre eux et les cadres responsables de cette activité ; nous sommes à la fois leurs porte-paroles et ceux des cadres. Nous essayons de rendre leur séjour aussi agréable que possible. Au début, à leur arrivée, nous les avons placés dans des chambres individuelles, puis nous avons commencé à les faire loger dans les nôtres et cela a bien fonctionné. De toute façon, ils sont venus avec cette idée en tête : être très ouverts dès le départ.»
Pour ces jeunes qui étudient les systèmes radar, la défense aérienne et les technologies militaires modernes, l’expérience à Brașov devient également un véritable exercice de coopération entre futurs officiers d’États alliés, qui apprennent dès l’école à communiquer, à travailler ensemble et à se comprendre en tant que partenaires. (trad. Alex Diaconescu)