La ville de Piteşti
Aujourd’hui, nous nous rendons à Pitești, chef-lieu du département d’Argeș, au sud de la Roumanie. Mentionnée pour la première fois dans un document officiel en 1338, à l’époque du prince régnant de Valachie, Mircea cel Bătrân (le Vieux), la ville a servi de résidence temporaire pour plusieurs princes valaques à travers son histoire.
Ana-Maria Cononovici, 01.05.2026, 10:24
Ville réputée industrielle, Pitești a commencé à mettre en valeur aussi son potentiel touristique. Ainsi, l’événement emblématique printanier de la ville, portant le nom de « Simfonia lalelelor / La Symphonie des tulipes », est arrivé cette année à sa quarante-neuvième édition. Un festival des fleurs qui réussit à conquérir le cœur de nombreux visiteurs de la ville, à l’exemple de l’artiste visuelle Roxana Donaldson:
« Je suis venue à Piteşti pour la première fois pour le « Festival des tulipes » quand j’étais adolescente. Pour une jeune passionnée de botanique, comme moi, ce fut une expérience très originale. J’adore les plantes et, depuis cette visite-là, chaque tulipe me rappelle la ville de Piteşti. De festival en festival, de tulipe en tulipe, j’ai découvert et redécouvert d’autres lieux pleins de charme. L’Église princière, par exemple, est un bâtiment d’une rare beauté, avec un équilibre architectural exceptionnel et une grâce sans pareil. Ou bien, et je sais que ce que je vais dire ressemble à un cliché, le parc Trivale est un endroit superbe. Pour moi, Piteşti est une ville typique de Munténie, chaleureuse, facile d’accès, où il y a des tas de choses à voir, à découvrir et redécouvrir. »
Ajoutons aux exemples donnés par Roxana Donaldson la visite des musées de la ville, qui sont à l’origine de la mise en place du Pitești City Pass, garantissant l’accès aux attractions touristiques les plus recherchées, ainsi que des bénéfices et des offres spéciales!
L’Auberge (Hanul) Gabroveni, construite en 1877 par le commerçant Hagi Cristea Vasiliu, est le bâtiment le plus ancien de la ville et le seul à avoir préservé sa forme initiale, inspirée par la lettre « u ». La maison de l’ingénieur Dimitrie Dima garde le souvenir du constructeur du joyau d’architecture de Piteşti, qu’est l’église Sfânta Vineri (du Saint Vendredi), érigée entre 1903 et 1908, d’après les plans de l’architecte Ion Socolescu. L’édifice est décoré de chapiteaux corinthiens en pierre d’Albeşti, de vitraux et d’une iconostase de style brancovan et baroque.
Les passionnés d’histoire y trouvent le Mémorial de la Prison de Piteşti, un musée aménagé à l’intérieur de l’ancien pénitentiaire de la ville, qui avait fonctionné entre 1941 et 1977. Inauguré en 2014, le musée accueille des expositions, des événements culturels et des programmes éducationnels sur des thèmes liés à la détention politique sous le régime communiste.
Le Musée départemental Argeş est un autre objectif touristique. Aménagé dans le bâtiment de l’ancienne préfecture du département, il propose des expositions permanentes consacrées à l’écologie et à la protection de l’environnement, à l’art roumain (des toiles des XIXème et XXème siècles, ainsi que des créations d’art graphique local), à l’histoire, à l’archéologie (des trésors de l’époque romaine découverts à Rociu et Bălăneşti). Mentionnons également les maisons-musées de l’écrivain Liviu Rebreanu et du pianiste Dinu Lipatti.
Au centre-ville, une Fontaine musicale a été inaugurée à l’occasion des Journée de la ville de Pitești, en 2008. Equipée de 1.000 buses fixes et pivotantes, d’un orgue de lumière et de projecteurs à lumière dynamique, qui produisent une grande diversité de couleurs, la fontaine est gérée grâce à un logiciel spécial, qui assure la synchronisation de l’eau, des lumières et de la musique.
Le Zoo de Pitești, ouvert en 1950, s’étend sur 12 hectares et accueille près de 1.800 animaux, oiseaux et poissons appartenant à 45 espèces.
Un monument remarquable de la ville est la Porte des Héros de Pitești, monument hissé en souvenir des militaires du 4ème Régiment Dorobanţi, morts au combat entre 1916 et 1918, pendant la Première Guerre Mondiale. (Trad. Ileana Ţăroi)