Nouari Naghmouchi (Algérie) – Le football en Roumanie
Quel est le sport préféré des Roumains ? Toutes les sources sont unanimes : le football est le sport roi en Roumanie. Il est le plus suivi, tant sur les écrans de télé que sur les stades.
Valentina Beleavski, 29.05.2026, 10:57
Toutes les sources que j’ai pu trouver sont unanimes : le football est le sport roi en Roumanie. Il est le plus suivi, tant sur les écrans de télé que sur les stades. Les Roumains adorent le football, ça c’est sûr. Sport roi depuis des décennies, il occupe donc une place centrale dans la culture populaire, dans les conversations quotidiennes et dans l’imaginaire collectif.
Les clubs historiques, tels Steaua Bucarest, Dinamo, CFR Cluj, ont façonné des générations de supporters passionnés, tandis que les exploits de la sélection nationale dans les années 1990, portée par Gheorghe Hagi, restent un souvenir fondateur. Le football n’est pas seulement un divertissement : il est un symbole d’identité nationale, un espace d’expression sociale et parfois une échappatoire dans un pays où les émotions collectives trouvent rarement un terrain aussi fédérateur. Même si d’autres disciplines comme la gymnastique ou le handball ont offert à la Roumanie des gloires internationales, aucune n’égale l’attachement que les Roumains portent au ballon rond.
Ce n’est pas un hasard donc, si dans le paysage médiatique roumain, le sport occupe une place de choix, souvent disproportionnée par rapport à d’autres secteurs de l’actualité ou à d’autres sports. Les chaînes généralistes comme les chaînes d’information en continu consacrent chaque jour de larges segments au football, véritable passion nationale, avec des débats enflammés, des analyses tactiques et un suivi quasi permanent des clubs de Bucarest ou de Cluj. Dans la culture populaire roumaine, le sport occupe une place qui dépasse largement le cadre du simple loisir : il est un langage commun, un réservoir de symboles et un espace où se projettent les aspirations collectives. Le football, en particulier, est devenu un élément structurant de l’identité sociale, un rituel hebdomadaire qui rassemble autant qu’il divise, et qui nourrit une véritable mythologie nationale — de la génération dorée de Hagi aux clubs historiques de Bucarest. Mais la culture sportive roumaine ne se limite pas au ballon rond : la gymnastique, portée par les exploits de Nadia Comăneci, a longtemps incarné l’excellence et la discipline, tandis que le handball reste un motif de fierté dans de nombreuses villes. Bref, le sport, en Roumanie, est un miroir de la société : un espace où se mêlent nostalgie, passion, tensions régionales et désir de reconnaissance internationale.
Pour ce qui est des enfants, il est très à la mode actuellement d’inscrire ses petits à différents sports. Une bonne partie enfants pratiquent donc un sport dès le plus jeune âge, que ce soit la natation, le tennis, les arts martiaux, le football, l’athlétisme ou la danse. Il s’agit, bien sûr, de familles urbaines qui se permettent d’investir dans de telles activités extrascolaires. Malheureusement, très peu d’enfants arrivent aussi à faire de la performance. Soit ils renoncent au sport en faveur de l’école au moment où les devoirs se multiplient, soit ils renoncent pour des raisons financières, car la performance coûte cher, on le sait très bien. Voilà en bref, sur le sport en Roumanie