A la mer et sur les plages
Escapades à Balchick et en Bretagne.
Ioana Stăncescu, 11.09.2026, 10:27
Dernièrement, j’ai passé trois journées merveilleuses à Balchik, sur la côte bulgare à la mer Noire, une toute petite localité pleine de charme qui doit sa notoriété à la lumière particulière qui attirait les peintres paysagistes à l’époque de l’entre deux guerres et au Palais de la reine Marie de Roumanie, épouse du roi Ferdinand. Il convient de préciser que de 1913 à 1916 et de 1918 à 1940, cette ville sise à 40 kilomètres de la ville portuaire de Varna, a fait partie de la Roumanie, qui avait annexé la Dobroudja du Sud au détriment de la Bulgarie, à la suite de la Seconde Guerre balkanique. En 1940, par le Traité de Craiova, elle fut définitivement rendue à la Bulgarie. C’est donc entre 1926 et 1937 que la reine Marie a fait construire son palais, une sorte de résidence secondaire de taille plutôt modeste, en forme de mosquée turque, dressé au cœur d’un magnifique parc paysager, dessiné par le botaniste suisse Jules Jany en 1926, et transformé en jardin botanique en 1955. Géré par l’Université de Sofia, il s’étend sur plusieurs hectares et présente une grande diversité de plantes. Il est particulièrement célèbre pour sa collection de grands cactus, l’une des plus importantes d’Europe après celle de Monaco, présentée en extérieur sur une surface de 1 000 m². Le domaine comprend plusieurs autres bâtiments, dont des villas pour les invités, une chapelle et un moulin à eau. Le billet d’entrée est de 20 euros et il comprend aussi bien le jardin que le palais. Le panorama est magnifique, il y a aussi un petit restaurant et une cave à vin, proposant des dégustations gratuites. Il convient de préciser que les vins bulgares sont très bons, tout comme les confitures de pétales de roses ou de figues. Et puis, n’oublions pas de mentionner les cosmétiques à la rose : crèmes, lotions, savons, gel de douche, sérums, tout ce que vous voulez. Si un jour vous avez l’occasion de vous rendre sur la côte bulgare, la petite ville de Balchick vaut certainement le détour.
Les Roumains en Bretagne
Et puisque je ne suis pas du tout prête à laisser l’été en arrière, je vous propose de prolonger un peu ce mood de vacances, grâce à un mail signé Paul Jamet. Cher monsieur, bien le bonjour et comment allez-vous ? Nous sommes contents d’apprendre que la réception est très bonne de votre côté, cela est une excellente nouvelle. Merci bien pour l’article du journal Le Monde, c’est très généreux de votre part de le partager avec nous. Pour ceux qui nous écoutent en ce moment, il s’agit d’un sujet écrit par Lionel Dangoumau sur les Roumains venus travailler en Bretagne. Donc, nous revoilà au bord de l’eau. Selon les statistiques, depuis 2007, année de l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, des milliers de Roumains sont venus s’installer en France. Entre 2011 à 2021, année du dernier recensement de l’Institut national de la statistique et des études économiques, le nombre de Roumains en Bretagne a triplé et se monte à environ 6 500 personnes. Rien qu’à Loudéac, sur les 10.000 habitants de la localité, 450 à 500 habitants sont des Roumains. Comme dans d’autres pays tels l’Italie ou encore l’Espagne, en France aussi, les Roumains font les emplois refusés par les locaux : ramassage de volailles la nuit, découpe en abattoir, parage de carcasses, nous dit l’auteur de l’article. Des agences d’intérim se sont même spécialisées dans ce recrutement transnational, avec des antennes directement implantées en Roumanie. La raison est bien sûr, financière : tandis que ce type d’emploi est rémunéré en Roumanie à hauteur de 300 euros par mois, en France, il vaut 2000 euros nets.
Dans le même article, le journal nous apprend qu’au fil du temps, Loudéac est devenue, je cite, « une véritable capitale de cette diaspora : épicerie spécialisée proposant charcuteries et fromages roumains, mission orthodoxe installée dans une chapelle catholique, cours de français, associations culturelles. Le prêtre Emil Ungureanu, ordonné en 2017, y célèbre une trentaine de mariages et baptêmes par an. », fin de citation.
J’aime beaucoup la Bretagne, je l’ai visitée en 2019, lors d’un voyage de deux semaines et je garde un tendre souvenir de cette région aussi bien sauvage que pittoresque, avec ses belles côtes, ses villages de charme, ses plages à perte de vue, ses golfes, ses rochers, mais aussi ses domaines entourés de forêts. Et bien sûr, je ne saurai parler de la Bretagne sans parler aussi des spécialités bretonnes, tels le caramel beurre salé, les galettes, le kouign-amann, le cidre ou encore le far breton. Sur tout ce que j’ai visité pendant mon séjour, et je dois vous dire que j’ai visité aussi bien Saint Malo que Rennes, Vannes, Dinard, le Golfe du Morbihan, Guérande, la forêt de Lorient, bref, sur tout cela, c’est l’île de Bréhat, surnommée l’île aux fleurs, qui m’est restée figée dans la mémoire. Il s’agit d’un site naturel protégé et sans voiture situé à 10 minutes de bateau de la pointe de l’Arcouest dans les Côtes-d’Armor. Si vous ne connaissez pas, je vous conseille vivement de vous y rendre. Elle est magnifique !