Les députés adoptent des mesures contre le trafic de stupéfiants.
La Chambre des Députés de Bucarest a adopté à l'unanimité un paquet de nouvelles mesures européennes de lutte contre le trafic de drogue.
Roxana Vasile, 10.09.2026, 14:32
La consommation de drogue en Roumanie a augmenté ces dernières années dans presque toutes les catégories de substances et les autorités rapportent une hausse alarmante, notamment chez les jeunes et les enfants, mais aussi auprès des jeunes femmes. Les autorités nationales mettent en œuvre des mesures de prévention et de traitement par le biais d’institutions spécialisées pour lutter contre la consommation de substances illicites. Le Parlement examine en permanence de nouvelles propositions législatives visant à soutenir les victimes de la dépendance.
Le traffic de drogue, une forme majeure de crime organisé
Les spécialistes du domaine soulignent pourtant qu’à part les mesures destinées à réduire les risques, à prévenir les surdoses et à mener des campagnes de sensibilisation dans les écoles, il est nécessaire surtout d’adopter des lois visant à lutter contre le trafic de substances illicites. Etant donné que ce trafic est une forme majeure de criminalité organisée, tant au niveau national que transnational, les institutions d’Etat collaborent au niveau européen pour le combattre.
Nouvelle législation
Mercredi, la Chambre des députés de Bucarest a adopté à l’unanimité de voix, de nouvelles mesures européennes de lutte contre le trafic de drogue. Un plan d’action de l’UE pour les cinq prochaines années vise la prévention précoce et le renforcement des contrôles aux frontières extérieures, grâce à l’utilisation de technologies de pointe, à savoir des scanners modernes. Le plan européen impose également des règles strictes en matière de surveillance en temps réel des substances chimiques utilisées pour fabriquer des drogues de synthèse, ainsi que des mesures dures contre le recrutement de mineurs via les réseaux sociaux.
La nouvelle stratégie soutient également l’identification des flux financiers, la lutte contre la corruption liée au trafic de stupéfiants et l’intégration de la coopération douanière, policière et judiciaire dans un cadre unifié. Elle encourage par ailleurs le renforcement de la coopération avec les pays tiers situés sur les principales routes du trafic, notamment en Amérique latine, en Afrique de l’Ouest, dans les Balkans occidentaux et au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
A Bucarest, les représentants de tous les groupes parlementaires ont souligné la nécessité d’améliorer les politiques et les actions de lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants. La priorité absolue est la lutte contre les réseaux de contrebande dans le port de Constanta, sur la mer Noire, et aux frontières terrestres.
La députée AUR Cristina Dascălu :« Démantelons les réseaux criminels, confisquons leurs profits, renforçons le contrôle des frontières et des ports et consolidons la coopération entre la police, la justice et les agences européennes. »
Le député Union Sauvez la Roumanie Stelian Ion a parlé des mesures concrètes : « Grâce au Plan National de Relance et de Résilience, la Roumanie a obtenu environ 34 millions d’euros pour l’acquisition de 26 scanners de haute capacité. Certains sont installés dans le port de Constanta et j’espère qu’ils contribueront à lutter contre ce fléau. »
En résumé, par l’adoption de la stratégie européenne de lutte contre le trafic de stupéfiants, les structures spécialisées en Roumanie et en Europe intensifieront leur coopération afin de résoudre un problème majeur pour la société roumaine.