Le marché de l’emploi : préoccupations, opportunités et tendances
L’intérêt pour les emplois à mi-temps à l’a hausse/ Les PME roumaines de plus en plus préoccupées par l’avenir/ Le programme Start-Up Nation rouvre les inscriptions / Les obligations des ressortissants étrangers résidant en Roumanie
Sorin Iordan, 20.10.2026, 10:58
L’intérêt pour les emplois à mi-temps à l’a hausse
L’intérêt des Roumains pour les emplois à temps partiel est à la hausse, selon les données fournies par la plateforme de recrutement en ligne eJobs. Sa représentante, Ana Călugăru, affirme que les Roumains ne souhaitent pas nécessairement renoncer à leur emploi principal, mais recherchent plutôt des postes pouvant être exercés depuis leur domicile. Depuis le début de l’année, 1,3 million de candidatures ont été enregistrées pour des emplois à mi-temps, soit 13 % de plus que durant la même période de l’année précédente, précise Ana Călugăru. Elle explique également qu’en moyenne 49 candidatures ont été enregistrées pour chaque poste publié sur la plateforme et que la plupart des offres à temps partiel s’adressent à des personnes en début de carrière.
En ce qui concerne les domaines d’activité, la majorité des emplois à temps partiel disponibles cette année concernent le commerce de détail, les assurances, les services, le tourisme, le secteur financier et bancaire, l’industrie alimentaire ainsi que les centres d’appels. Il s’agit bien de secteurs où l’activité peut être organisée par tranches horaires et selon des horaires flexibles, permettant ainsi aux candidats de conserver également leur emploi à temps plein.
Les PME roumaines de plus en plus préoccupées par l’avenir
Les entrepreneurs roumains se montrent de plus en plus pessimistes quant à l’évolution du climat économique, selon une récente enquête réalisée par la Confédération patronale des PME. Seulement 3 % des quelque 1 300 chefs d’entreprise interrogés ont déclaré avoir constaté une amélioration modérée de leur situation par rapport à l’année 2025. La même enquête révèle que près de 87 % des personnes interrogées estiment ne bénéficier d’aucun soutien de la part des autorités roumaines. Au contraire, elles considèrent que les principaux effets des politiques publiques sont l’augmentation des coûts de fonctionnement ainsi que les difficultés rencontrées dans le développement de leurs entreprises. Parallèlement, 55 % des participants au sondage affirment enregistrer une baisse de leurs revenus sur toile de fond d’un recul marqué de la demande sur le marché. Selon eux, cette tendance devrait encore s’accentuer au cours des six prochains mois.
D’ailleurs, les principaux défis auxquels sont confrontés les petites et moyennes entreprises en Roumanie demeurent l’augmentation des coûts de la main-d’œuvre ainsi que la hausse des prix de l’énergie et des carburants. Dans ce contexte compliqué, plus de 35 % des entrepreneurs interrogés affirment envisager des licenciements dans un avenir proche. Afin d’éviter de telles mesures, ils demandent au gouvernement de Bucarest de réduire les taxes pesant sur le travail et l’impôt sur les dividendes, d’accorder davantage de financements européens aux PME et de prendre des mesures pour réduire le prix de l’électricité.
Le programme Start-Up Nation rouvre les inscriptions
Le ministère roumain de l’Économie a relancé les inscriptions aux cours de formation gratuits en entrepreneuriat dans le cadre du programme Start-Up Nation, destiné aux jeunes âgés de 18 à 29 ans. Les 17 600 places disponibles sont ouvertes depuis le 6 octobre sur la plateforme minimis.imm.gov.ro. Les cours s’étalent sur 40 heures de formation, à l’issue desquelles les participants recevront un certificat accrédité par le ministère du Travail.
L’achèvement de cette formation constitue une condition obligatoire pour accéder à l’étape suivante du programme. Les entreprises nouvellement créées par les jeunes diplômés pourront alors bénéficier d’un financement maximal de 250 000 lei, soit l’équivalent d’environ 50 000 euros, afin de couvrir jusqu’à 90 % des dépenses éligibles liées à leur projet. Le programme s’adresse aux jeunes, quel que soit leur statut sur le marché du travail, y compris aux membres de la diaspora revenus s’installer en Roumanie.
Les obligations des ressortissants étrangers résidant en Roumanie
Les ressortissants étrangers bénéficiant d’un droit de séjour en Roumanie doivent informer les autorités compétentes de tout changement intervenu dans leur situation. Ils sont ainsi tenus de signaler au service territorial de l’Inspection générale de l’immigration qui leur a accordé le droit de séjour toute modification concernant notamment leur nom, leur nationalité, leur domicile ou leur résidence, la conclusion ou la dissolution d’un mariage, la naissance d’un enfant ou encore le décès d’un membre de leur famille se trouvant sur le territoire roumain. Ces changements doivent être déclarés dans un délai de dix jours. De même, toute modification liée à l’emploi du ressortissant étranger doit être signalée dans un délai de trois jours ouvrables. Par ailleurs, la prolongation de la validité ou le remplacement du document de voyage utilisé pour franchir la frontière doit être déclarée dans un délai maximal de dix jours. En cas de perte ou de vol des documents de voyage, l’incident doit être signalé à la police dans un délai ne dépassant pas les quarante-huit heures.
Enfin, les entités qui accueillent des ressortissants étrangers, telles que les entreprises, les établissements d’enseignement, les organisations non gouvernementales ou les établissements médicaux, sont tenues d’informer la filiale territoriale de l’Inspection générale de l’immigration de toute cessation ou suspension de leur relation juridique avec le ressortissant étranger concerné. Cette notification doit être effectuée dans un délai de cinq jours ouvrables.