L’assurance des logements en Roumanie
Trois Roumains sur dix envisagent de souscrire une assurance habitation, à la fois obligatoire et facultative, au cours de l'année à venir relève une enquête sociologique.
Eugen Cojocariu, 07.11.2026, 16:23
Cette situation s’explique par le fait que jusqu’à récemment, presque l’intégralité des logements de Roumanie n’étaient pas du tout assurés, faute de moyens des propriétaires. Et même si à l’heure actuelle les Roumains sont tenus d’assurer leur logement, seul un quart des appartements et maisons de Roumanie sont couverts par un contrat d’assurance obligatoire appelé PAD, acronyme de Police d’Assurance contre les désastres naturels.
Des coûts de construction de plus en plus importants
Mais l’Union nationale des compagnies d’assurance et de réassurance de Roumanie (UNSAR) explique l’intérêt actuel pour une protection plus étendue par le fait que la réparation d’un logement endommagé peut constituer un effort financier important et durable pour une famille. L’UNSAR a mené en octobre une campagne d’information auprès de la population afin de la sensibiliser aux risques auxquels les habitations sont exposées et aux conséquences financières des événements imprévus. Seulement 17 % des Roumains affirment avoir suffisamment d’économies pour faire face aux conséquences financières d’une catastrophe naturelle ou d’un sinistre majeur affectant leur logement. 29 % déclarent avoir besoin d’une aide financière supplémentaire et 15 % comptent sur l’assistance de l’État ou de leur municipalité, soit une hausse de 3 % par rapport à 2025. Cette augmentation de la part de ceux qui solliciteraient une aide publique souligne, entre autres, le besoin d’informations sur les solutions de protection financière que les propriétaires peuvent mettre en place à l’avance. Par ailleurs, pour des réparations d’un montant de 50 000 lei (environ 9 300 euros), 33 % estiment avoir besoin de plus de 5 ans pour se remettre financièrement, et 39 % affirment pouvoir se remettre dans un délai allant de 1 à 5 ans.
Une assurance facultative peut très bien compléter l’assurance obligatoire
Dans ce contexte, sachez qu’au premier semestre 2026, les indemnisations versées au titre de l’assurance habitation facultative ont dépassé les 90 millions de lei (l’équivalent de plus de 16,8 millions d’euros), soit une hausse de 14 % par rapport à 2025. Parallèlement, le nombre de ces contrats a augmenté de 8 % à la fin du semestre par rapport à la même période en 2025. L’assurance habitation facultative complète la protection offerte par l’assurance PAD obligatoire et peut couvrir, selon les termes du contrat, le bâtiment et les biens contre des risques tels que les incendies, les explosions, les tempêtes, les catastrophes naturelles, les dommages aux installations d’eau et d’assainissement, à la climatisation ou au chauffage, les pannes de chaudière et les dommages aux appareils électroniques ou électroménagers. Elle peut également inclure une protection pour les dommages causés accidentellement à des tiers, y compris les voisins. Selon l’UNSAR, les incendies, les tempêtes ou les pannes d’équipement peuvent causer des dégâts importants, et la reconstruction d’une habitation peut nécessiter des réparations considérables et le remplacement de biens essentiels, ce qui pèse sur le budget familial. Les assureurs recommandent aux propriétaires d’analyser rigoureusement les risques couverts par les contrats d’assurance complémentaires et la valeur des biens assurés.
Quels sont les principaux risques en Roumanie?
En effet, l’incendie est le principal risque que les Roumains estiment susceptible d’affecter leur logement (55 % des personnes interrogées), suivi par le tremblement de terre (50 %), l’explosion (33 %) et les tempêtes (32 %), selon une enquête sociologique commandée par l’UNSAR. L’année dernière, les compagnies d’assurance de l’Union ont indemnisé 1 181 sinistres liés à des incendies, alors que seulement 19 % des logements étaient couverts par une assurance complémentaire. Le montant moyen des indemnisations s’élevait à environ 10 500 euros, et l’indemnisation la plus élevée versée pour un tel sinistre atteignait environ 255 000 euros.