Les problèmes de l’administration publique locale

les problèmes de l’administration publique locale L’assemblée générale de l’Association des communes de Roumanie, tenue ce lundi à Bucarest, a été une excellente occasion pour passer en revue les problèmes auxquels se voient confronter les communautés locales.

En Roumanie, le programme national de développement local bénéficie cette année de fonds se chiffrant à près de 7 milliards d'euros. Le gouvernement s'attend à ce que le programme devienne opérationnel à compter du deuxième semestre 2017. C'est ce qu'a annoncé la vice-première ministre roumaine Sevil Shhaideh. Elle a également précisé que les maires disposaient d'une trentaine de jours pour présenter leurs projets d'infrastructure.


« Nous devons offrir aux jeunes, et aux Roumains en général, les mêmes opportunités dans la vie, quel que soit leur lieu de naissance », a également déclaré le premier ministre roumain Sorin Grindeanu, dans un message aux maires de communes réunis à Bucarest.


Ciblant son discours sur le thème des « deux Roumanies », le premier ministre roumain a insisté sur les différences majeures qui existent entre les Roumains habitant le milieu urbain et ceux du milieu rural. « 47% de la population de la Roumanie habite en milieu rural. Dans le cadre des communes, vous administrez donc près de 80% du territoire national. Beaucoup de choses ont changé, mais nous constatons souvent que nous avons affaire à deux Roumanies : l'une urbaine et l'autre rurale. Les différences entre le rural et l'urbain sont de plus en plus importantes », a précisé le premier ministre.


« Si allouer de l'argent aux communautés locales dépend de mon stylo, je le ferai sans aucune hésitation. Vous pouvez donc compter sur mon appui, mais sachez aussi que nous, les personnes réunies aujourd'hui, nous formons une équipe unie qui comprend très bien le développement, le besoin de développer ce pays et notamment ses régions rurales » a déclaré à la même réunion Calin Popescu Tariceanu, président du Sénat et co-président de l'Alliance des démocrates et des libéraux, partenaire du PSD dans la coalition gouvernementale.


A la même occasion, M Tariceanu a lancé l'idée de créer une deuxième banque d'Etat, outre la CEC Bank, ayant comme principal but de financer les projets des communautés locales. A son avis, nombre de localités ne disposent pas de suffisamment de ressources pour démarrer les projets nécessaires pour leurs communautés. « Les gens souhaitent vivre mieux dès aujourd'hui ou dès demain et non pas d'ici 20 ou 40 ans. C'est pourquoi, il faut faire un effort de développer des projets censés améliorer la qualité de la vie au plus vite », a encore précisé le président du Sénat.


Les maires réunis à Bucarest ont également reçu des messages positifs de la part du leader social-démocrate Liviu Dragnea. Une fois entrée en vigueur la loi de la rémunération unitaire dans le système public, ils se verront allouer des majorations de salaires et seront également récompensés de bonus s'ils utilisent des fonds structurels

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Par ailleurs, la législation sera clarifiée, pour que les élus locaux n'arrivent pas à faire l'objet d'enquêtes déroulées par la Direction nationale anticorruption. L'administration publique devrait « sortir de cet Etat de paralysie, avec des fonctionnaires qui ont peur de signer tout document », a déclaré Liviu Dragnea, soulignant que pour cela, le Parlement devait faire la distinction entre les notions de légalité et d'opportunité. (Trad. Alex Diaconescu)    



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Publicat: 2017-02-21 14:34:00
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