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La Mer Noire, nouvelle route migratoire vers l’Ouest ?

La fameuse route migratoire des Balkans pourrait être remplacée par une route « de la Mer Noire », qui traverserait la Roumanie, ont averti les responsables de Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. Ces propos sont appuyés par le nombre grandissant de personnes en route clandestinement vers les pays riches de l’ouest de l’Europe, qui arrivent à bord d’embarcations de petites dimensions dans les eaux territoriales roumaines. Selon les statistiques, la plupart de ceux qui choisissent cette variante sont des Syriens et des Irakiens.

La Mer Noire, nouvelle route migratoire vers l’Ouest ?
La Mer Noire, nouvelle route migratoire vers l’Ouest ?

, 06.10.2017, 15:11

La fameuse route migratoire des Balkans pourrait être remplacée par une route « de la Mer Noire », qui traverserait la Roumanie, ont averti les responsables de Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. Ces propos sont appuyés par le nombre grandissant de personnes en route clandestinement vers les pays riches de l’ouest de l’Europe, qui arrivent à bord d’embarcations de petites dimensions dans les eaux territoriales roumaines. Selon les statistiques, la plupart de ceux qui choisissent cette variante sont des Syriens et des Irakiens.

L’organisation internationale pour la migration, l’OIM, a récemment averti qu’une nouvelle route migratoire via la Roumanie venait de se former. Le directeur régional de l’OIM, Eugenio Ambrosi, a parlé de centaines de migrants qui sont déjà arrivés en Roumanie, traversant la Mer Noire à bord de différentes embarcations. « C’est un signe claire que les passeurs évaluent d’autres variantes pour continuer à dérouler leurs affaires », a déclaré M Ambrosi.

Les chiffres de Frontex font état d’une variation du nombre de cas de migration clandestine à travers la Mer Noire. 430 personnes ont tenté d’entrer en Roumanie en 2014, leur nombre baissant à 68 une année plus tard. Actuellement les garde-côtes se voient confrontés chaque semaine à des incidents similaires.

Peut-on dire qu’une route ancienne connue par les passeurs vient d’être rouverte ?

Le professeur Stefan Popescu, docteur en histoire des relations internationales, affirme qu’à présent il s’agit seulement de tester des itinéraires : « Il est trop tôt de parler d’une route alternative, me semble-t-il. Je crois que ces évolutions sont liées au blocage, au contrôle plus rigoureux de la route vers les Balkans, surtout en Lybie. Parce qu’au moment où les contrôles ont été renforcés en Grèce, lorsque la Bulgarie a carrément bloqué sa frontière avec la Turquie, qu’elle contrôle très bien depuis mars 2016, une importante partie du flux migratoire passait par la Jordanie, par l’Egypte, pour arriver en Lybie et de là, les migrants arrivaient en Italie à bord d’embarcations ; parfois, ils continuaient le chemin par le Maroc et arrivaient en Espagne. Ce flux n’a pas été entièrement contrôlé, comme le prouvent les 121 mille personnes passées par la Méditerranée centrale cette année. Certes, ce flux a considérablement diminué parce que l’année dernière le nombre des migrants s’est élevé à 278 mille personnes. Donc si nous analysons ce qui se passe actuellement en Roumanie, nous pouvons dire que ce sont des événements ponctuels, une sorte d’évaluation de cet itinéraire, vu que la route la plus facile, le sentier battu des Balkans est bloqué. Non seulement la Grèce a renforcé les contrôles, mais il y a aussi un accord avec la Turquie qui fonctionne tant bien que mal, malgré les déclarations et les menaces de M Erdogan. A cela s’ajoutent les mesures adoptées par des pays tels la Hongrie et l’Autriche et même les réticences de l’Allemagne. »

La vaste majorité des migrants qui arrivent en Roumanie ne souhaitent pas y rester, mais aller plutôt en Europe Occidentale. Les centres d’accueil des réfugiés de Roumanie recensent quelques 1500 personnes alors que le quota alloué par l’UE à la Roumanie est quatre fois supérieure. Selon les autorités, dans un classement des pays d’origine des migrants, l’Irak se trouve en première position, suivi par la Syrie, l’Afghanistan, le Pakistan et la Somalie. Il s’agit de personnes désespérées, qui ont vécu dans des zones de conflit, qui ont vu leurs proches tués et leurs maisons détruites. Mais il y a aussi des migrants économiques.

Stefan Popescu : « On a évoqué la Somalie, voilà que des Somaliens sont arrivés, mais il y a aussi des migrants en provenance de l’Erythrée, du Nigéria. A l’horizon 2050, la population de l’Afrique subsaharienne doublera, elle augmentera d’encore un milliard. Donc, deux milliards de personnes, deux milliards 400 mille si nous incluons aussi le nord de l’Afrique, mettront de la pression sur l’Europe. Ce flux migratoire s’amplifiera, il est clair. Ce qui nous tient à l’écart de ce phénomène c’est notre position géographique. Pensez que l’île de Lampedusa, qui appartient à l’Italie, est plus proche de la Lybie que de l’Europe, et automatiquement, les migrants arrivent facilement à Lampedusa ou à Malte. Il est plus facile d’arriver en Europe par cette voie. »

Et pourtant, le nombre des migrants qui passent par la frontière entre la Serbie et la Roumanie pour tenter d’arriver en Europe Occidentale est à la hausse. La police roumaine aux frontières annonce avoir arrêté des groupes de plus en plus nombreux de migrants en provenance du Proche Orient, d’Asie et d’Afrique qui tentent d’arriver illégalement en Europe. Début septembre 150 migrants ont été arrêtés par les policiers aux frontières lorsqu’ils essayaient de franchir la frontière ouest de la Roumanie, soit le double du nombre de migrants à le faire en août. C’est sur cette toile de fond que le ministère roumain de l’intérieur a annoncé le renforcement de la frontière sud-ouest du pays. (Trad. Alex Diaconescu)

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