« Citoyens pour un air propre »
La sensibilisation aux questions environnementales ainsi que la surveillance de la qualité de l’air deviennent une priorité dans les établissements scolaires de Bucarest grâce au projet « Citoyens pour un air propre », une initiative de l’association Ecopolis.
Daniel Onea, 26.03.2026, 10:14
L’éducation sur les problèmes de l’environnement ainsi que la surveillance de la qualité de l’air deviennent une priorité dans les établissements scolaires de Bucarest grâce au projet « Citoyens pour un air propre », une initiative de l’association Ecopolis. La dernière phase du programme, intitulée « Citoyens pour un air propre – dans ton école », amène l’infrastructure de surveillance directement dans les cours et les salles de classe. Le projet vise à impliquer les élèves, les enseignants et la communauté dans des actions concrètes pour un environnement plus sain, en leur donnant accès en temps réel à des données sur la qualité de l’air et en organisant des ateliers éducatifs.
Oana Neneciu, directrice générale de l’association « Ecopolis », explique comment cette approche fonctionne dans les écoles partenaires.
« Nous sommes impliqués dans cinq écoles de Bucarest, sélectionnées suite à un appel à candidatures. Le nombre important d’écoles inscrites est très encourageant, et nous souhaitons que ces cinq établissements deviennent des écoles pionnières dans la lutte contre la pollution. Situées au centre-ville, en proximité, elles nous permettent d’observer l’évolution de la situation au fil du temps. Nous y installons des capteurs d’extérieur et d’intérieur qui nous permettent de mesurer la qualité de l’air dans les salles de classe, nous organisons des ateliers avec les élèves et installons des panneaux avec le message « Arrêtez le moteur ». Nous avons créé des ateliers adaptés à chaque groupe d’âge, pour les élèves du primaire, de collège et de lycée, afin de les impliquer activement dans cette lutte. Ils apprennent d’abord quelles sont les sources de pollution, comment nous la surveillons et comment nous pouvons la combattre. Ensuite, nous utilisons différents jeux et des ressources pédagogiques pour faciliter leur apprentissage ou nous menons des campagnes de sensibilisation auprès des adultes. Nous essayons de leur insuffler l’idée qu’eux aussi ils peuvent agir dans leur école pour créer des changements : créer des affiches, s’informer, sensibiliser leurs collègues, leurs enseignants, etc. »
Cette initiative n’a cessé de s’élargir ces dernières années. Jusqu’ici, le programme a fait le tour à une soixantaine d’écoles à Bucarest, et les organisateurs souhaitent l’étendre au département d’Ilfov, qui entoure la capitale. Oana Neneciu explique le processus de sélection des nouvelles écoles participantes :
« Nous avons lancé un appel à candidatures par courriel et 24 écoles se sont inscrites dans l’espace de seulement deux semaines. Nous avons analysé leurs actions pour l’environnement, pour savoir si le directeur de l’établissement était d’accord de nous accueillir, de nous permettre d’y installer le matériel, de déranger la routine quotidienne. Nous avons étudié attentivement les zones, car nous souhaitons collaborer avec des écoles situées tant à proximité du centre-ville, que dans différents quartiers de Bucarest. Pour commencer, nous avons dû en sélectionner cinq, faute de budget. La localisation est également importante, afin de recueillir des données pertinentes. Après avoir collecté les données, nous souhaitons présenter des plans aux maires d’arrondissement et leur montrer de manière systématique comment ils pourraient mieux aménager les zones en question. »
Effectivement, les données recueillies grâce aux capteurs installés dans les écoles seront utilisées pour élaborer des plans d’action au niveau administratif. L’objectif final de l’association est de présenter les résultats aux maires des arrondissements, ainsi que des solutions systématiques pour améliorer la qualité de l’air et les infrastructures urbaines dans les zones scolaires.