WWW, 20 ans en Roumanie
La filiale roumaine du Fonds mondial pour la Nature (WWF), célèbre deux décennies d’activité ininterrompue pour la préservation de l’environnement. Durant ces 20 ans, l’organisation a contribué à la protection des forêts séculaires, à la reconstruction écologique des zones humides et à la réintroduction dans la nature de certaines espèces emblématiques. Leurs efforts ont aussi visé la préservation de la biodiversité et le soutien des communautés locales pour le développement durable. Anniversaire
Daniel Onea, 29.06.2026, 10:50
La filiale roumaine du Fonds mondial pour la Nature (WWF), célèbre deux décennies d’activité ininterrompue pour la préservation de l’environnement. Durant ces 20 ans, l’organisation a contribué à la protection des forêts séculaires, à la reconstruction écologique des zones humides et à la réintroduction dans la nature de certaines espèces emblématiques. Leurs efforts ont aussi visé la préservation de la biodiversité et le soutien des communautés locales pour le développement durable.
Des progrès importants
Orieta Hurlea, directrice de WWF Roumanie, fait le bilan des progrès les plus importants réalisés de cette période :
« Dans chacun de nos projets, nous avons essayé d’avoir un impact et de générer un changement sur le long terme. Nous avons analysé les problèmes au niveau local et les avons transformés en solutions destinées à résoudre des difficultés systémiques. Même si nous avons fait beaucoup sur ces vingt dernières années, je soulignerais surtout quelques aspects essentiels. Concernant les forêts, on s’est impliqué dès le début dans l’identification des primaires et séculaires. On a enregistré près de 200 000 hectares, on a organisé les documentations nécessaires pour leurs inclusions dans le Catalogue National, et aujourd’hui nous disposons de 80 000 hectares protégés. De plus, on s’est concentré sur la reconstruction d’écosystèmes dégradés le long du Danube et dans le Delta, en les transformant en milieux naturels sains, avec et pour les communautés locales. Nous avons plusieurs projets pilotes qui montrent que, en travaillant avec la nature, on peut atténuer l’impact du changement climatique. Je mentionnerais aussi le fait que, après 200 ans de sa disparition dans le sauvage, on a réintroduit le bison dans les Carpates de Sud-Ouest. Depuis 2014, en commençant avec des premiers transports avec seulement quelques spécimens, on est arrivé aujourd’hui à une population de 250 bisons qui vivent en liberté, en harmonie avec les communautés locales.”
Au-delà des réussites visibles sur le terrain, certains projets se sont heurtés à de nombreux obstacles. L’alignement de la législation nationale sur les normes européennes et le dialogue avec les autorités ont nécessité de la flexibilité et des efforts constants.
Un parcours qui n’a pas été dépourvu de difficultés
Orieta Hurlea explique les principales difficultés rencontrées :
« Nos plus grands défis ont été de faire évoluer les mentalités et de construire des partenariats au niveau local et avec les citoyens. Ce processus nécessite du temps, de la patience et une présence continue dans les zones dans lesquelles nous sommes actifs. Il a fallu mettre en œuvre projet après projet pour démontrer notre implication et surtout pour comprendre les problèmes spécifiques du terrain. Au niveau national, un autre défit a été la mise en application de la législation. En 2006, lorsque le WWF s’est implanté en Roumanie, le pays était sur le point d’adhérer à l’Union européenne et s’engageait dans un processus complexe de transposition des normes communautaires. À l’époque, la protection de l’environnement était souvent vue comme un blocage sur le chemin de l’adhésion. Avec le temps, ce défi s’est transformé en opportunité. Les directives européennes ont été progressivement transposées, créant ainsi le cadre législatif nécessaire au développement des initiatives environnementales en Roumanie. »
A l’avenir, l’organisation souhaite fixer ses objectifs en fonction des nouvelles conditions climatiques et en tenant compte des défis économiques. Sur le long terme, la protection des ressources naturelles et la lutte contre les effets des changements climatiques restent de la responsabilité de la société. Pour assurer un réel équilibre entre le développement économique et la préservation de l’environnement, la coopération entre les organisations non-gouvernementales, les autorités et les citoyens sera plus essentielle que jamais. (Trad. Sara Pruna)