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La Syrie, cette équation aux multiples pièges et sensibilités

Le président syrien Bachar al-Assad est un individu dépourvu de conscience qui, soutenu par la Russie et l’Iran, ne souhaite pas la paix en Syrie. C’est ce qu’a déclaré Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la récente attaque chimique de Khan Cheikhoun, achevée sans qu’aucun accord ne soit adopté. Considérée comme inhumaine et d’une cruauté inégalée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, l’attaque aux armes chimiques du 4 avril lancée dans la province rebelle d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie s’est soldée par la mort de plusieurs dizaines de civils dont des enfants, et par plus de 150 blessés, selon les données de l’Observateur syrien de défense des droits de l’homme.

La Syrie, cette équation aux multiples pièges et sensibilités
La Syrie, cette équation aux multiples pièges et sensibilités

, 21.04.2017, 16:12

Le président syrien Bachar al-Assad est un individu dépourvu de conscience qui, soutenu par la Russie et l’Iran, ne souhaite pas la paix en Syrie. C’est ce qu’a déclaré Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la récente attaque chimique de Khan Cheikhoun, achevée sans qu’aucun accord ne soit adopté. Considérée comme inhumaine et d’une cruauté inégalée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, l’attaque aux armes chimiques du 4 avril lancée dans la province rebelle d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie s’est soldée par la mort de plusieurs dizaines de civils dont des enfants, et par plus de 150 blessés, selon les données de l’Observateur syrien de défense des droits de l’homme.



«On ne peut pas fermer les yeux devant toutes ces images insoutenables», a lancé devant le Conseil de sécurité l’ambassadrice américaine, en présentant des photos de victimes de l’attaque au gaz létal de Syrie. Une déclaration expliquée en détail par la correspondante de Radio Roumanie à Washington, Doina Saiciuc: «Cette attaque porte la marque du régime Assad, un leader qui a déjà mené trois attaques chimiques contre sa propre population, a tenu à préciser Mme Haley. « On a vu des gens s’accrocher à une dernière respiration avant de rendre l’âme ». Mme Haley a tenu à préciser que si le Conseil de sécurité échoue une nouvelle fois d’agir, Washington pourrait le faire: « quand le Conseil de sécurité échoue constamment dans sa mission daction collective, il y a des moments où les Etats sont tenus dagir en leur propre nom. Au nom des victimes, j’espère que les autres membres du Conseil ne restent pas impassibles».



Deux jours plus tard, le président américain, Donald Trump, ordonnait des frappes sur une base aérienne de Syrie d’où l’attaque chimique mise au compte du gouvernement de Damas aurait été lancée. Il a expliqué avoir ordonné le bombardement de cette base parce que lutilisation par le régime Assad de ces substances toxiques constituait « une violation inacceptable de la Convention sur linterdiction des armes chimiques ».



Une position critiquée par Moscou selon qui «attaquer un autre Etat dont le gouvernement est impliqué dans la lutte contre le terrorisme ne fait qu’engendrer des menaces supplémentaires à l’adresse de la sécurité régionale et mondiale». La Russie a d’ailleurs avancé par la voix de son ministre de la Défense sa propre explication concernant lattaque chimique de Khan Cheikhoun. Ce serait la conséquence dune frappe menée sur un entrepôt terroriste de la ville où l’on fabriquait des projectiles dont certains remplis de substances toxiques, lit-on dans un communiqué du ministère russe de la Défense. D’ailleurs, cette munition, était aussi livrée à l’Irak qui a déjà utilisé de l’armement chimique selon des preuves fournies par les autorités et les ONGs. Moscou a tenu à préciser que les radicaux syriens ont déjà eu recours à des armes chimiques lors de l’attaque perpétrée l’automne dernier, à Alep.



Tandis que l’opposition syrienne avertit que l’attaque chimique remet en question les négociations de Genève patronnées par l’ONU et soldées pour l’instant par un grand échec, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a pour sa part plaidé en faveur d’un effort soutenu pour des négociations de paix. Mais, est-ce qu’il y a toujours des chances réelles pour ré instaurer la paix en Syrie? La réponse avec l’universitaire Stefan Popescu, expert en relations internationales contemporaines: «Après avoir été des années durant un véritable facteur de stabilité dans la région et je pense même aux années ’80, sous le régime de Hafez al Assad que tout l’Occident voyait comme un grand stratège au Proche Orient, la Syrie est malheureusement devenue l’épicentre d’une crise à long terme qui déstabilise toute la région. C’est une crise presque sans fin, puisqu’elle se nourrit des nombreux conflits d’intérêts non seulement des acteurs locaux, mais aussi des grandes puissances régionales ou occidentales. Il est évident pour tout le monde que l’État islamique n’est pas le produit d’une théologie islamique, mais plutôt celui d’une géostratégie mise en place au Moyen et au Proche Orient. Et puis, c’est une crise alimentée aussi par le désir des sunnites de prendre leur revanche sur les chiites, après avoir perdu leur pouvoir aussi bien au Liban qu’en Palestine et en Syrie».



Et en Irak aussi. Malgré des efforts collectifs censés trouver une solution à la crise syrienne, la situation sur place est loin d’être réglée. Une explication serait, selon les experts, les différents intérêts régionaux, géopolitiques et géostratégiques de plus en plus accentués. La dernière série de consultations consacrées à la Syrie a eu lieu en mars, à Genève, et s’est achevée sans qu’aucun progrès significatif ne soit enregistré. (trad. : Ioana Stancescu)

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