Ploiesti – la ville de l’or noir
Nous vous invitons aujourd’hui à nous rendre ensemble à Ploieşti, ville connue aussi à une époque plus lointaine comme « la capitale de l’or noir », un surnom dû à l’exploitation des gisements de pétrole de la région et à l’apparition de facilités de raffinage.

Ana-Maria Cononovici, 25.08.2025, 11:35
Repères géographiques
Chef-lieu du département (judeţ) de Prahova, Ploieşti est sise à seulement soixante kilomètres de Bucarest, à une altitude de cent cinquante mètres dans la partie centre-nord de la Plaine roumaine. Bien que géographiquement très proche de la Vallée de la Prahova, la région touristique montagneuse la plus populaire de Roumanie, la ville n’est d’habitude pas considérée, et à tort, comme un objectif touristique.
Le Musée de l’Horloge – emblème de la ville
Doru Gogulancea est un membre du Jockey Club qui sera notre guide aujourd’hui. Parmi les trésors plus ou moins cachées de la ville de Ploieşti, il veut que nous nous arrêtions d’abord au Musée de l’Horloge. Le bâtiment qui abrite le musée a été érigé à la fin du dix-neuvième siècle pour le magistrat et homme politique local Luca Elefterescu: « Nous nous trouvons au Musée de l’horloge de Ploieşti, fondé par le professeur Nicolae Simache, qui a vécu entre 1905 et 1972. Il a commencé à rassembler sa collection en achetant des montres et des horloges de particuliers et, dans un premier temps, il l’a fait exposer dans le bâtiment du Palais de la Culture de la ville. Plus tard, le professeur Simache a réussi à obtenir le siège actuel, qui est l’ancienne maison de l’homme politique et magistrat Luca Elefterescu, membre du gratin de la ville à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. Le Musée de l’Horloge et du temps y est ouvert depuis 1972. La collection de l’institution comprend une gamme très variée de mécanismes qui mesurent le temps, dont des pièces ayant appartenu à des personnalités roumaines, mais aussi internationales. »
Les pièces les plus anciennes de la collection sont des horloges astronomiques créées par les horlogers Jacules Heustadia et Joachim Metzker entre 1544 et 1562. Une autre pièce remarquable est la clepsydre (l’Horloge à l’eau) réalisée par Charles Rayner en 1654.
Autres musées et collections uniques
Une autre institution muséale unique en Roumanie est le Musée du pétrole, inauguré en octobre 1961, dont le patrimoine est estimé à plus de 8.000 objets. Parmi eux, mentionnons des outillages de forage en bois ou en métal datant du XIXème siècle, des cartes géologiques; des échantillons minéralogiques, des lampes à pétrole lampant pour l’éclairage public; ou encore la maquette de la première installation de forage mécanique utilisée en Roumanie. Le musée détient également un très riche fonds de brevets d’invention, ouvrages scientifiques consacrées à l’histoire de la fabrication de paraffine, de l’huile et de différents types d’essence; albums, lettres et photographies de Lazăr Edeleanu (considéré comme le fondateur de la pétrochimie roumaine et mondiale). Notre attention est aussi attirée par le Musée d’art Ion Ionescu-Quintus, qui présente une histoire de l’art plastique roumain.
Passé et présent hippiques
Un arrêt à l’Hippodrome de Ploieşti serait peut-être apprécié par les touristes, ajoute Doru Gogulancea: « L’Hippodrome de Ploiesti, lui aussi unique dans le paysage actuel de l’hippisme, existe depuis 1961, après la démolition de celui de Bucarest. Il accueille, quasiment sans interruption, exclusivement des courses de trot. »
Le calendrier des événements hippiques, dressé par le Club sportif municipal Ploiești, est aussi disponible en ligne. (Trad. Ileana Ţăroi)