Continuité de la politique étrangère européenne

continuité de la politique étrangère européenne La Syrie, l’Ukraine et la République de Moldova ont dominé l’agenda de la réunion du Conseil « Affaires étrangères », qui s’est tenue lundi à Bruxelles.

L'agenda de la diplomatie communautaire comporte pas mal de thèmes récurrents, depuis les relations post - Brexit avec Londres jusqu'aux rapports de plus en plus compliqués avec les Etats Unis. La situation dans les zones de confit situées à proximité de l'UE revient tout aussi fréquemment dans les discussions des ministres des Etats membres. 


Lors de la réunion du Conseil « Affaires étrangères » qui a eu lieu lundi à Bruxelles, l'Ukraine et la Syrie ont occupé le devant de la scène. Selon le chef de la diplomatie roumaine, Teodor Meleşcanu, tout le monde est tombé d'accord sur la nécessité que l'UE s'emploie davantage à trouver une solution politique à la crise en Syrie, qui dure depuis près d'une décennie et qui a un impact direct sur l'Europe, notamment du fait des vagues migratoires et du retour sur le continent de certains combattants. Par ailleurs, Teodor Meleşcanu a demandé à l'UE de transmettre à nouveau un message très clair relatif au respect de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité de l'Ukraine. 


Selon la correspondante de Radio Roumanie à Bruxelles, on s'attendait à ce que l'UE interdise la circulation dans l'espace communautaire et gèle les avoirs des 8 citoyens russes impliqués dans l'incident survenu l'année dernière dans le détroit de Kertch, soldé par l'arrestation de plusieurs marins ukrainiens. Le ministre Meleşcanu a expliqué pourquoi ces sanctions n'avaient pas encore été adoptées: "On est au stade d'analyse au niveau de l'UE, mais la priorité est donnée aux démarches visant à libérer les marins capturés dans le détroit de Kertch. Peut-être donc que l'on a considérée comme prioritaire cette question-là et que des discussions parallèles seront menées sur les personnes impliquées d'une manière ou d'une autre dans cette arrestation." 


L'autre pays ex - soviétique voisin de la Roumanie, à savoir la République de Moldova, a lui aussi fait l'objet des discussions lors de la réunion du Conseil « Affaires étrangères ». Des élections législatives sont prévues à Chisinau dimanche prochain. De l'avis des analystes, elles auront, comme d'habitude, une double enjeu: politique et géopolitique. Les sondages sur les intentions de vote donnent favoris les socialistes philo russes du président Igor Dodon, crédités de près de 40% des suffrages, suivis par le cartel électoral de la droite pro-européenne « Acum » (« Maintenant »), qui recueillerait quelque 25% des voix et par le Parti démocrate, de centre-gauche (15%), premier violon du gouvernement qui se déclare pro-occidental. Le chef de la diplomatie de Bucarest a dit espérer que ces élections débouchent sur une majorité qui poursuive le parcours européen de Chisinau. La Roumanie, a-t-il déclaré, estime que l'UE aurait tort de renoncer à tout ce qu'elle y a déjà investi, financièrement et politiquement. (Trad. Mariana Tudose)



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Publicat: 2019-02-19 12:51:00
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