Durant la terrible période stalinienne, la diplomatie roumaine a été placée sous le signe d’une idéologisation agressive et mise sous la coupe de cadres promus sur la base de la soi-disant « origine sociale saine ». Il s’agissait, en réalité, d’un recrutement de diplomates issus de milieux sociaux modestes, sans expérience aucune, et dont seule comptait la soumission aux dogmes du régime communiste.
L’historien et collectionneur Cezar-Petre Buiumaci est l’auteur du volume « Călătorie prin Bucureștiul de ieri/Périple dans le Bucarest d’hier », une histoire visuelle de la transformation de la ville et de ses monuments. Il a identifié deux approches dans les changements concernant les monuments publics, opérés à Bucarest.
Lucian Blaga est né en 1895 dans le département d’Alba, en Transylvanie, province située alors dans l’empire d’Autriche-Hongrie. Il est mort en 1961, à Cluj. Il a étudié la théologie à Sibiu, puis la biologie et la philosophie à Vienne, où il a également soutenu son doctorat en philosophie en 1920.
Le procès des époux Ceaușescu a pris une tournure dont les Roumains d’aujourd’hui se souviennent avec dégoût. La précipitation avec laquelle les deux époux ont été jugés et exécutés, le peu de respect voué aux normes de droit d’une société qui entendait se proclamer dorénavant démocratique, ont transformé ce procès en l’opposé de ce qu’il aurait dû être : ce fut en fait le dernier procès stalinien de l’histoire.
La Révolution de décembre 1989 a créé les héros de notre temps. Ce sont les héros des révolutions civiques anticommunistes, dont le but a été de redonner à l’être humain la liberté et le droit de chercher son bonheur sans contraintes. Car le régime communiste et la société qu’il avait créée se sont basés sur des contraintes et des conventions. Structuré autour d’un leader unique et incontestable, le régime politique d’avant 1989 semblait éternel et indestructible. Dans un tel univers sociétal fermé, les conformismes sociaux et idéologiques considéraient que toute forme d’opposition était une folie. Or, les héros ont justement été ceux qui ont rejeté les clichés de ces temps-là, montrant aux autres que la folie de contester un régime tyrannique était en réalité la capacité de comprendre clairement l’évolution de l’histoire.
Trente cinq ans après la chute du communisme, les Roumains doivent se rappeler leur passé
La poétesse Ana Blandiana se penche sur l’exposition « Ennemies du peuple ».
« Périple dans le Bucarest d’hier » est une invitation à contempler un certain passé. C’est aussi un voyage à travers de changements, de ce qui s’est perdu à ce qui continue d’exister.
Parmi les historiens étrangers qui ont étudié l’histoire de la Roumanie, le nom du Britannique Dennis Deletant se distingue par la diversité des thèmes abordés et par l’érudition dont il a fait preuve dans ses écrits.
Du XVIᵉ siècle jusqu’au début du XIXᵉ siècle, les princes et les grands boyards roumains offraient à des établissements monastiques chrétien-orthodoxes d’Orient des monastères, dotés de toutes leurs terres et tous leurs biens, situés sur le territoire des Principautés roumaines.
La communauté juive séfarade de Bucarest a donné des personnalités importantes à l’histoire de la Roumanie. Parmi elles, se détache le nom de l’homme d’affaires et philanthrope Jacques Elias. Portrait.
Les archives du Centre d’Histoire Orale de la Radiodiffusion roumaine conservent un document sonore exceptionnel : la voix du cardinal Iuliu Hossu, alors évêque gréco-catholique, survivant plus tard des geôles communistes, celui qui lut à la foule rassemblée à Alba Iulia les résolutions de l’Assemblée.
L’historien Ion Agrigoroaie, étudiant à l’Université de Iași au plus fort de la période stalinienne, racontait en 1995 au Centre d’Histoire Orale de la Radiodiffusion roumaine l’atmosphère délétère qui régnait lorsqu’il rejoignit l’université.
C’est à l’initiative des Américains qu’à l’été 1919, environ 1.500 athlètes se sont affrontés à Paris, sur le nouveau stade Pershing qu’ils venaient de construire, dans 19 disciplines sportives réunies sous le nom de Jeux Interalliés. La Roumanie avait également été invitée à y participer : un bataillon roumain a défilé en juillet 1919 lors de la parade précédant les Jeux. Les athlètes roumains se sont engagés dans les épreuves de football, rugby, tir, athlétisme, équitation, tennis, natation, lutte et boxe, sans toutefois obtenir de résultats notables.
Comment l’idée d’une cathédrale nationale orthodoxe, destinée à représenter l’ensemble du peuple roumain, est-elle née ?