« L’Effet Pufi » de Cristian Kiki Vasilescu
Un fil sur l'amour, les chiens ou sur les chiens comme moyen de trouver l'amour
Ana-Maria Cononovici, 24.02.2026, 10:00
Avec le message affiché à l’écran « Plus de billets, plus d’amour » un nouveau film sorti dans les salles roumaines encourage l’adoption de chiens et propose de reverser le montant des billets vendus pour faire un don de nourriture pour les animaux dans les refuges. Nous discutons de « L’Effet Pufi » avec Cristian Kiki Vasilescu, réalisateur, scénariste et monteur du film, et Gabriela Marin, l’actrice qui interprète le rôle principal, vendeuse dans une animalerie. Cristian Kiki Vasilescu :
« Avant tout, moi je crois que les films doivent transmettre un message positif, comme c’est le cas de tous les films américains. Le message positif de ce film est que les animaux doivent être traités avec amour, tout comme devrait l’être les humains. Comme il s’agit d’un film pour la Saint-Valentin, il offre aussi une solution aux plus timides qui ne savent pas comment aborder quelqu’un. Et le meilleur moyen de briser la glace, d’après ma propre expérience, c’est d’avoir un chien. Lors d’une promenade, on peut faire la connaissance de tout un quartier. « L’Effet Pufi », le film, révèle aussi un secret que certains ignorent : tous les chiens ne sont pas bons pour attirer l’âme sœur. Je veux dire, tous les chiens peuvent sembler être de bons prétextes de communication, mais ils ne peuvent pas trouver l’amour pour leur maître. C’est le point de départ comique du film. Je l’ai écrit et réalisé avec la certitude que, étant moi-même propriétaire d’un chien et d’un chat (le nom de mon chien était aussi Pufi), je savais parfaitement comment écrire une histoire afin de pouvoir travailler avec des acteurs à quatre pattes, non professionnels. Comme ils n’étaient pas dressés, car il s’agissait d’animaux de refuge, très gentils, certes, mais pas le genre de chiens qu’on voit dans le film « Beethoven » ou dans d’autres superproductions avec trois ou quatre chiens dressés qui savent répondre précisément aux ordres. »
Gabriela Marin nous a précisé :
« Le public doit savoir qu’il s’agit d’une comédie, que l’on peut s’amuser, mais aussi contribuer à une bonne cause, puisque pour chaque billet acheté, un bol de croquettes est offert aux chiens recueillis dans les refuges. « L’effet Pufi » est donc avant tout un projet social. Et puis, il y a « L’effet Pufi » comique. Nous voulons promouvoir l’adoption, l’idée d’adopter un chien plutôt que d’acheter un animal de compagnie. C’est l’un des thèmes du film et, puisque c’est la Saint-Valentin, cela met également l’accent sur le fait que l’amour peut changer des vies, aussi bien pour les humains que pour les chiens et les animaux de compagnie. »
« L’Effet Pufi », est une comédie urbaine centrée sur les humains, et non sur les animaux, ces derniers n’étant qu’un prétexte. Cristian Kiki Vasilescu nous l’a également expliqué, avant d’ajouter :
« Le scénario était très bien écrit. Nous nous sommes ensuite préparés pour le tournage. Nous avons filmé en continu avec trois caméras. D’un point de vue logistique, c’était un véritable défi, car nous savions qu’un chien, comme celui que nous avions sur le plateau, ne réagirait qu’une seule fois, pendant 15 secondes. Si nous ne parvenions pas à capter cette réaction, c’était perdu, il ne la reproduirait pas. Et pourtant, nous y sommes parvenus. Pendant le tournage, par exemple dans le parc Cismigiu, nous avons même secouru deux chiens perdus. L’un a retrouvé sa famille et l’autre a été adopté. Nous avons également des partenaires qui nous aident dans notre campagne de sensibilisation. Donc si vous participez à « L’Effet Pufi », à partir du 6 février, vous vous amuserez tout en faisant une bonne action ».
Onze chiens ont participé au tournage. La bien-connue narratrice Irina-Margareta Nistor y apparaît également dans son propre rôle. C’est elle qui donne le ton au film et qui intervient avec humour et autodérision. Gabriela Marin ajoute :
« Tous les chiens acteurs sont soit des chiens sauvés et ayant déjà trouvé une famille, soit des chiens de refuge qui ont été adoptés avant la fin du tournage. Auncun des chiens n’a été dressé, ce ne sont pas des chiens acteurs professionnels. Cette initiative a vu le jour grâce à l’engagement de Cristina Iordache, la productrice du film, auprès des refuges. Elle sauve des animaux errants depuis de nombreuses années et en a déjà recueilli des dizaines, leur trouvant des familles à l’étranger. Elle a également réussi à signer des partenariats avec des entreprises afin qu’une partie des bénéfices du film soit reversée aux chiens des refuges. C’est précisément pour cette raison qu’elle a souhaité réaliser ce film : pour aider les chiens errants. »
Retrouvez donc « L’effet Pudi » en salle, un film sur l’empathie, sur l’adoption d’un animal sans abri et sur l’amour sous toutes ses formes, mais abordé avec humour.