Nouveaux records de température à l’échelle mondiale
L’Organisation météorologique mondiale vient de publier son rapport climatique pour la période 2025–2029, dans lequel elle avertit contre de nouveaux records de température, considérés comme implacables dans l’actuel contexte du réchauffement climatique.
Daniel Onea, 10.07.2025, 09:56
L’Organisation météorologique mondiale vient de publier son rapport climatique pour la période 2025–2029, dans lequel elle avertit contre de nouveaux records de température, considérés comme implacables dans l’actuel contexte du réchauffement climatique. Les experts internationaux considèrent que la période mentionnée marquera une étape critique de l’évolution du climat sur notre planète; elle produira, affirment-ils, des effets profonds et irréversibles sur les écosystèmes, les sociétés et les économies.
Hausse accélérée des températures
La température moyenne annuelle sur la planète devrait monter de 1,1°C à 1,9°C. Le scénario le plus pessimiste prend même en compte une probabilité de 80% que le seuil de +1,5 degré soit constamment franchi sur l’ensemble de l’intervalle 2025–2029. Dans les régions polaires, notamment en Arctique, le réchauffement est quatre fois plus rapide que la moyenne mondiale. Cette accélération interfère avec la circulation des courants d’air, contribuant à l’apparition de phénomènes météo extrêmes sur les latitudes moyennes, y compris en Europe Centrale et Orientale. En plus, la fonte accélérée des calottes glaciaires participent à la hausse du niveau de l’océan planétaire.
Impact climatique
L’Organisation météorologiques mondiale souligne le fait que, sur les cinq années à venir, l’impact climatique sera fortement ressenti sur toute la planète. Sécheresses prolongées, inondations dévastatrices, vagues de chaleur record, ouragans d’une intensité maximale, ces phénomènes seront de plus en plus fréquents. Les estimations tablent sur des pertes économiques annuelles de centaines de milliards d’euros, principalement dans les pays en développement. Dans le secteur agricole, les risques de sécurité alimentaire augmentent de manière significative. Le rendement des cultures de base, telles que le blé, le maïs et le ris, est menacé par le stress thermique et par la distribution imprévisible des précipitations. Ces effets peuvent contribuer à l’apparition de crises alimentaires régionales, de migrations climatiques et de tensions géopolitiques.
Coût estimé des périodes caniculaires en Roumanie
Dans le cas de la Roumanie, le coût des vagues de chaleur pourrait s’avérer plus élevé que dans d’autres zones, à cause de son manque d’expérience pour combattre les effets négatifs de ces phénomènes. S’y ajoutent certains aspects méthodologiques du système d’alerte et l’absence d’une information adéquate de la population sur les conséquences de l’existence des îlots de chaleur urbains, qui amplifient l’intensité des vagues de chaleur. Ainsi, par exemple, tous les avertissements concernant les vagues de canicule reposent sur les températures enregistrées ou estimées aux stations météorologiques, qui se trouvent d’habitude à l’extérieur des villes, sans prendre en compte les températures enregistrées dans les agglomérations urbaines, où la température s’accroît sensiblement, sous l’influence des périmètres construits.
Comment y faire face
Pour faire face à ces défis, la Roumanie doit continuer à mettre en œuvre les stratégies d’adaptation et de réductions des émissions de gaz, en investissant dans l’infrastructure verte, l’énergie renouvelable, l’agriculture durable et la sensibilisation climatique de la population. L’adaptation devient essentielle pour la protection de l’environnement, mais aussi pour la sécurité économique et sociale. (Trad. Ileana Ţăroi)