Coronat Mask 2026 – combattre l’ennemi invisible
Lorsqu’on parle de défense, nous pensons le plus souvent aux choses que nous pouvons observer : technique militaires, avions, bâtiments de guerre, militaires armés. Mais il y a aussi des menaces invisibles : chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires mieux connu sous l’acronyme NRBC.
Agenția Media a Armatei, 04.10.2026, 10:45
Place à l’actualité militaire alliée de Roumanie dans une édition proposée par Alexandra Radescu de l’Agence média de l’armée roumaine pour parler de la lutte contre les ennemis invisibles. Lorsqu’on parle de défense, nous pensons le plus souvent aux choses que nous pouvons observer : technique militaires, avions, bâtiments de guerre, militaires armés. Mais il y a aussi des menaces invisibles : chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires mieux connu sous l’acronyme : NRBC. Comment sont détectées et comment peut-on intervenir dans une telle situation ? C’est à de telles questions que se sont proposé de répondre les organisateurs de l’exercice CORONAT MASK 2026 déroulé en Roumanie. Dix jours durant, quelque 750 militaires d’onze Etats ont œuvré ensemble dans des scénarios de reconnaissance, prélèvement, décontamination et analyse. Un des militaires déployés sur le terrain a été le lieutenant Voiteh Iudas, de la République Tchèque : « Nous étions présents avec des soldats tchèques, lituaniens et espagnols. Plusieurs types d’équipes étaient déployés : des équipes de décontamination du personnel, des véhicules et des blessés, des équipes de reconnaissance et des équipes de prélèvement d’échantillons. Lors d’un exercice, nous commençons par établir la zone de décontamination, puis nous effectuons une reconnaissance de la zone à risque de contamination NRBC. Ensuite, nous envoyons les équipes pour prélever des échantillons, qui sont transportés au laboratoire pour analyse. »
C’est là que commence une autre étape de la mission : le laboratoire.
L’échantillon doit être transporté et analysé afin de déterminer la substance utilisée. Des laboratoires mobiles ont également été déployés durant l’exercice, notamment grâce aux capacités britanniques d’identification des agents biologiques, explique le caporal Hamer Powell, du Royaume-Uni : « Notre laboratoire a servi à la collecte et à la surveillance des agents biologiques sur l’ensemble de la zone d’exercice. Nous avons reçu les échantillons des équipes sur le terrain, les avons traités et analysés. Nous avons été très impressionnés par la qualité de leur préparation et de leur emballage. Les échantillons nous ont été livrés en excellent état et dans des conditions optimales. Nous souhaitions également observer les conséquences d’un conditionnement incorrect ou d’une fuite. Or, les échantillons reçus des équipes étaient parfaitement préparés. »
L’enjeu de cet exercice ne se limite pas aux capacités individuelles de chaque équipe.
Il s’agit également de la capacité des soldats de différentes armées à collaborer, à comparer leurs procédures et à s’adapter les uns aux autres. Le colonel Théodor Spânu, directeur de l’exercice CORONAT MASK 2026, évoque cette interopérabilité : « Notre objectif était d’atteindre les objectifs liés à l’interopérabilité entre les structures de défense NRBC participant à l’exercice. Il s’agissait aussi de tester et de vérifier la capacité des soldats à mener des activités et des missions spécifiques en conditions réelles, avec de véritables agents chimiques et des sources radiologiques de faible activité. »
Pour rendre l’entraînement aussi réaliste que possible, des exercices de manipulation d’agents chimiques réels, dans des conditions contrôlées, étaient également prévus. Pour eux, cela impliquait de suivre chaque procédure avec la plus grande rigueur. Le lieutenant américain John Cannon a participé à l’un de ces exercices : « Nous avons effectué un exercice avec de véritables agents chimiques, et il faut alors être extrêmement prudent. Chacun doit rester concentré et respecter scrupuleusement les procédures. La situation était exigeante, mais nous avions une excellente équipe. Nous avons réussi à prélever l’échantillon et à le transporter jusqu’au laboratoire. Ce fut une bonne occasion de travailler avec des soldats de plusieurs pays. La communication était excellente et nous avons beaucoup appris des alliés qui participaient à l’exercice. »
Entre toutes ces étapes, la communication, la confiance et une compréhension commune de la mission sont indispensables. En effet, en cas de situation réelle, face à une menace NRBC, il n’y a pas de temps pour apprendre à collaborer avec son allié. Il faut avoir déjà appliqué les mêmes procédures. C’est cette interopérabilité que les militaires ont travaillée lors de l’exercice CORONAT MASK 2026 : un exercice simulant une menace invisible, mais pour laquelle il est impératif d’être prêt à réagir.