« Ensemble, on nettoie », une mobilisation citoyenne pour dépolluer les rives du Mureș
L’objectif de ce projet est d'assainir les berges de la rivière Mureș dans les zones traversant Târgu Mureș, Sângeorgiu de Mureș et Sântana de Mureș. Cette année, l’action a pris une nouvelle ampleur avec l’extension du périmètre à la forêt du plateau de Cornești, un espace de loisirs particulièrement fréquenté.
Daniel Onea, 11.05.2026, 12:33
Plus d’une centaine de bénévoles se sont mobilisés à l’occasion de la dixième édition de l’opération « Ensemble, on nettoie », une initiative portée par Radio România Târgu Mureș en amont de la Journée de la Terre. L’objectif : assainir les berges de la rivière Mureș dans les zones traversant Târgu Mureș, Sângeorgiu de Mureș et Sântana de Mureș. Cette année, l’action a pris une nouvelle ampleur avec l’extension du périmètre à la forêt du plateau de Cornești, un espace de loisirs particulièrement fréquenté.
En quelques heures, les bénévoles, épaulés par des institutions partenaires telles que Salvamont et l’Inspection des situations d’urgence, ont collecté près de six tonnes de déchets. Parmi les détritus ramassés figuraient des matériaux de construction, du mobilier usagé, des vêtements abandonnés ainsi qu’une quantité importante de bouteilles en plastique. Au-delà de l’impact visuel, cette opération met en lumière un enjeu environnemental majeur : la préservation d’un écosystème dont dépend directement la population locale.
Le coordinateur de la campagne et rédacteur en chef de Radio România Târgu Mureș, Szasz Attila, insiste sur l’importance de protéger durablement cet environnement, notamment à l’heure où les infrastructures de loisirs se développent :
« Une grande partie des habitants sait que l’eau potable de la ville provient du Mureș, ce qui impose une vigilance accrue à l’égard de cet espace et, plus largement, de l’environnement. Il ne s’agit pas de prétendre nettoyer intégralement les forêts et les rivières de la région, mais bien d’éveiller les consciences face à la pollution. Aujourd’hui, les cours d’eau sont dégradés, les berges peu accueillantes, alors qu’elles pourraient devenir des lieux de détente privilégiés. L’exemple de la piste cyclable en cours d’aménagement entre Târgu Mureș et Sângeorgiu de Mureș est révélateur : sur une dizaine de kilomètres déjà accessibles, le parcours longe un paysage remarquable, malheureusement altéré par la présence de déchets, de gravats et de mobilier abandonné, qui n’ont pas leur place dans cet environnement. »
Des progrès tangibles, mais un défi encore loin d’être relevé
Si les premières éditions de l’opération avaient permis de collecter plus de vingt tonnes de déchets, les volumes ramassés aujourd’hui traduisent une évolution progressive des comportements. Pour autant, la situation reste préoccupante et nécessite des efforts constants, comme le souligne Szasz Attila :
« Une amélioration est indéniable au fil des années : les chiffres montrent une diminution progressive des déchets collectés. Néanmoins, même deux ou trois tonnes représentent encore une quantité considérable. Dans certaines régions du monde, il est rare de voir ne serait-ce qu’un mégot jeté au sol — c’est vers cet objectif que nous devrions tendre. »
Atteindre un tel niveau d’exigence implique un travail de long terme, fondé sur l’éducation, la responsabilisation et la persévérance. En attendant, ces initiatives citoyennes jouent un rôle déterminant dans la préservation de l’environnement, rappelant que la protection des espaces naturels demeure une responsabilité collective.