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La Semaine Sainte en Roumanie

Alors que, tant en Roumanie, que dans les pays célébrant Pâques selon le calendrier Julien (comme nous l’avons expliqué l’année dernière), nous entrons dans la période la plus solennelle du calendrier chrétien, nous vous invitons à un voyage à travers les coutumes et le calme profond de la Semaine Sainte en Roumanie.

La Semaine Sainte en Roumanie
La Semaine Sainte en Roumanie

, 08.04.2026, 10:29

Des pratiques remontant vers l’Antiquité tardive

Nous avons déjà parlé de la joie du Dimanche des Rameaux, qui marque l’entrée dans la Semaine Sainte. Voyageons vers l’an 380, en compagnie d’Egérie, une femme de la haute société gallo-romaine ou espagnole, qui nous a découvert il y a quelques jours les coutumes liturgiques pratiquées en Terre Sainte à la fin du IVe siècle. Nous vous invitons à lire ses précieux récits sur notre site, dans une exceptionnelle traduction en français, récits qui représentent d’ailleurs une des rares écrits de la main d’une femme préservée depuis l’Antiquité tardive. Egérie décrit la dévotion des fidèles à Jérusalem, documentant comment ils se déplaçaient du Mont des Oliviers au jardin de Gethsémani pour veiller tout au long de la nuit.

 

Les pratiques liturgiques et les traditions de nos jours

En Roumanie, la coutume liturgique est reprise dans des offices spéciaux, appelés « Denii ». C’est une pratique restée quasi inchangée depuis l’époque byzantine. Il s’agit des services des Matines célébrés le soir du jour précédent. Par ailleurs, les services des Vêpres, d’habitude célébrés les soirs, sont célébrés les matins des mêmes jours toute au long de la semaine. Cette inversion du temps crée une atmosphère spéciale. Elle correspond aussi à la définition biblique selon laquelle le jour commence au coucher du soleil.

Le voyage spirituel vers la fête la plus importante commence le Lundi Saint, qui commémore Joseph, personnage de l’Ancien Testament, vendu par ses frères. Il préfigure la trahison du Christ quelques jours plus tard. On lit aussi une des derniers enseignements de Christ, la parabole du figuier stérile. Le Mardi Saint la lecture continue avec la parabole des dix vierges. Le Mercredi Saint est dédié à la fois à la femme qui a oint Christ d’un parfum coûteux et à la décision de Judas de trahir Christ pour trente pièces d’argent.

Le Jeudi Saint marque un changement dans l’atmosphère de la semaine. Le matin, l’Eglise fête l’institution de l’Eucharistie lors de la dernière Cène. C’est aussi le moment où le Patriarche sanctifie ce que l’on appelle « Myron », c’est à dire un mélange d’huile de nard, de vin et de nombreux aromes symbolisant les dons du Saint-Esprit, qui s’utilise après la cérémonie du baptême. Cette consécration est l’occasion de renouveler les réserves d’huiles pour l’année. Le soir a lieu la « Denie » des Douze Evangiles, ainsi appelé car on fait la lecture de douze passages des Evangiles incluant le récit de la Passion du Christ, la trahison dans le jardin de Gethsémani et le procès de Jésus. Le Jeudi Saint est aussi le jour traditionnel où on peint les œufs, principalement en rouge. Pourquoi cette couleur ? Selon la tradition populaire, Marie la mère de Jésus, est venue au pied de la croix sur laquelle il était crucifié avec un panier d’œufs pour les soldats qui le gardaient, afin qu’ils soient plus cléments. Le sang du Christ aurait coulé sur les œufs et les a colorés pour l’éternité. De nos jours, on peint les œufs non seulement en rouge, mais aussi en d’autres couleurs vifs.

Le Vendredi Saint est le jour du silence absolu et du « jeûne noir », où on ne mange et on ne boit rien. Il n’y a pas de Liturgie, mais uniquement des services rappelant la mort du Christ. Le matin, ce que l’on appelle « Epitaphios », une pièce de tissu rectangulaire, représentant l’image de la déposition du Christ de la croix, est apporté au centre de l’église, sur une table qui sera en suite décoré des fleurs par les fidèles. Le moment le plus émouvant a lieu le soir, au service appelé « Lamentations ». Toute la communauté chante les hymnes funèbres et chaque fidèle participe à un geste symbolique : il passer sous la table sur laquelle l’Epitaphios a été mis. Ce geste représente l’entrée dans le tombeau aux côté du Christ.

Le Samedi Saint est un jour d’attente pleine d’espoir, où l’on fait les derniers préparatifs pour le repas pascal en famille. Les « cozonac », une brioche aux noix et au cacao, et la « pasca », un gâteau au fromage doux, ainsi que du rôti d’agneau sont préparés ce jour.

C’est à minuit quand les fidèles se rendent à l’église en apportant quelques plats qu’ils partageront à la fin. Le service commence dehors. Dans l’obscurité totale, le prêtre sort de l’autel avec une seule flamme en disant « Venez recevoir la Lumière ! ». En suite, les fidèles transmettent la flamme des bougies de l’un à l’autre et chantent. A la fin du service, les fidèles mangent ensemble et ramènent la flamme de la Résurrection chez eux. A la maison, ils font une croix au-dessus de leur porte pour protéger la maison et la famille. Ils ramènent aussi ce que l’on appelle « Pasti », c’est-à-dire du pain avec du vin. A midi, en famille, on partage le repas. Selon la coutume, on casse les œufs peints. Le premier œuf est cassé en disant « Le Christ est ressuscité », tandis que la deuxième personne répond « Il est vraiment ressuscité ». C’est aussi la formule de salut pour les 40 prochains jours.

 

Egérie, Journal de Voyage (Itinéraire), 32-38, ed. et trans. Pierre Maraval, Paris, Les Editions Du Cerf, p. 277-291

« 32. Le lendemain, le lundi, on fait tout ce qu’il est d’usage de faire à l’Anastasis depuis le chant du premier coq jusqu’au matin ; de même, on fait à la troisième heure et à la sixième ce qu’on fait pendant tout le Carême. A la neuvième heure, tous se rassemblent dans l’église majeure, c’est-à-dire au Martyrium, et là, jusqu’à la première heure de la nuit, on dit continuellement des hymnes et des antiennes, on lit des lectures appropriées au jour et au lieu !, en intercalant toujours des prières. 2. Le lucernaire aussi se fait là dès qu’il est l’heure de le faire, de sorte qu’il fait déjà nuit quand on fait le renvoi au Martyrium. Quand on a fait le renvoi, l’évêque est conduit, avec des hymnes, à l’Anastasis. Quand il y est entré, on dit une hymne, on fait une prière, les catéchumènes sont bénis, puis les fidèles, et on fait le renvoi.

33, 1. Le mardi, on fait tout comme le lundi. La seule chose que l’on ajoute le mardi, c’est qu’à la nuit, le soir, quand on a fait le renvoi au Martyrium, qu’on est allé à l’Anastasis et qu’à nouveau on a fait le renvoi de l’Anastasis, tous, à ce moment-là, vont de nuit à l’église qui est sur la montagne de l’Éléona. 2. Lorsqu’on est arrivé dans cette église, l’évêque entre dans la grotte — la grotte où le Seigneur avait coutume d’instruire ses disciples —, il prend le livre de l’évangile et, debout, il lit lui-même les paroles du Seigneur qui sont écrites dans l’évangile selon Matthieu, là où il dit: «Prenez garde que personne ne vous séduise.» L’évêque lit ce discours en entier. Quand il l’a terminé, on fait une prière, les catéchumènes sont bénis, puis les fideles, on fait le renvoi et chacun revient dans sa maison ; il est très tard, déjà nuit.

34. Le mercredi, on fait tout, au long de la journée depuis le chant du premier coq, comme le lundi et le mardi. Mais après qu’on a fait le renvoi de nuit au Martyrium et qu’on a conduit l’évêque à l’Anastasis avec des hymnes, aussitôt l’évêque entre dans la grotte qui est dans l’Anastasis et il se tient à l’intérieur des grilles. Un prêtre se trouve devant la grille; il prend l’évangile et lit le passage où Judas Iscariote alla trouver les Juifs et fixa le prix qu’ils lui donneraient pour livrer le Seigneur ‘. Quand on a lu ce passage, ce sont de tels cris et de tels gémissements de tout le peuple qu’il n’est personne alors qui puisse n’être pas touché jusqu’aux larmes. Ensuite on fait une prière, les catéchumènes sont bénis, puis les fideles, et on fait le renvoi.

35, 1. Le jeudi, on fait, depuis le chant du premier coq, ce qu’il est d’usage de faire jusqu’au matin à l’Anastasis; de même à la troisième et à la sixième heure. A la huitième heure, selon l’usage habituel, tout le peuple se réunit au Martyrium, plus tôt cependant que les autres jours, car il est nécessaire de faire le renvoi plus vite. Quand tout le peuple est réuni, on fait tout ce qu’on doit faire; on fait ce jour-là l’oblation au Martyrium, et le renvoi a lieu là même vers la dixième heure. Avant qu’on fasse le renvoi, l’archidiacre élève la voix et dit: «A la première heure de la nuit, rendons-nous tous à l’église qui est à l’Éléona, car un très grand effort nous attend aujourd’hui, cette nuit.» 2. Quand on a fait le renvoi du Martyrium, on vient derrière la Croix; on dit là une hymne seulement, on fait une prière, l’évêque y offre l’oblation et tous communient?. A l’exception de ce seul jour, jamais de toute l’année on n’offre le sacrifice derrière la Croix : il n’y a que ce jour-là. Lorsqu’on a fait là aussi le renvoi, on va à l’Anastasis, on fait une prière, sont bénis selon l’usage habituel les catéchumènes, puis les fidèles, et l’on fait le renvoi. Ensuite chacun se hâte de rentrer dans sa maison pour manger, car aussitôt qu’ils ont mangé, tous vont à l’Éléona, à l’église où se trouve la grotte dans laquelle ce même jour se tint le Seigneur avec ses disciples. 3. Là, jusqu’à la cinquième heure de la nuit environ, on dit continuellement des hymnes et des antiennes appropriées au jour et au lieu, ainsi que des lectures ; on intercale des prières ; on lit aussi, tirés de l’évangile, ces passages où le Seigneur, ce même jour, entretint ses disciples, assis dans la grotte même qui est dans cette église. 4. Puis, vers la sixième heure de la nuit, on monte avec des hymnes à l’Imbomon, l’endroit d’où le Seigneur est monté aux cieux. Là, de la même façon, on dit à nouveau des lectures, des hymnes et des antiennes appropriées au jour; de même, toutes les prières que l’on fait, dites par l’évêque, sont toujours appropriées au lieu et au jour.

36, 1. Après cela, quand les coqs commencent à chanter, on descend de l’Imbomon avec des hymnes et on se rend à l’endroit même où pria le Seigneur, comme il est écrit dans l’évangile : «Et il s’avança à la distance d’un jet de pierre et pria?», et la suite. A cet endroit, il y a une gracieuse église. L’évêque y entre et tout le peuple, on dit là une prière appropriée au lieu et au jour, on dit aussi une hymne appropriée et on lit le passage de l’évangile où il dit à ses disciples : « Veillez pour ne pas entrer en tentation.» On lit là tout ce passage et on fait à nouveau une prière. 2. Puis de là, avec des hymnes, tous, jusqu’au plus petit enfant, descendent à pied à Gethsémani avec l’évêque. Eu égard à une foule aussi nombreuse, fatiguée par les veilles et affaiblie par le jeûne quotidien, qui doit descendre d’une aussi haute montagne, on va lentement, lentement à Gethsémani, avec des hymnes. Des flambeaux d’église, plus de deux cents, ont été préparés pour éclairer tout le peuple. 3. Une fois arrivés à Gethsémani, on fait d’abord une prière appropriée, puis on dit une hymne; on lit ensuite ce passage de l’évangile où le Seigneur est arrêté‘ !, A la lecture de ce passage, ce sont de tels cris, de tels gémissements de tout le peuple en larmes que l’on entend les lamentations de tout le peuple jusqu’à la ville, ou presque. A partir de ce moment, on gagne la ville à pied, avec des hymnes, et on arrive à la porte à l’heure où l’on commence à se reconnaitre l’un l’autre. Ensuite, quand on avance à travers la ville, tous jusqu’au dernier, des plus âgés aux plus jeunes, riches et pauvres, tous sont présents là; ce jour-là en particulier, personne ne quitte la vigile avant le matin. On escorte ainsi l’évêque de Gethsémani jusqu’à la porte et, de là, à travers toute la ville, jusqu’à la Croix. 4. Une fois qu’on est arrivé devant la Croix, il commence à faire presque clair. Là, on lit encore le passage de l’évangile ou le Seigneur est conduit à Pilate; et tout ce que, selon l’Écriture, Pilate a dit au Seigneur et aux Juifs‘, on le lit en entier ?. 5. Après quoi l’évêque s’adresse au peuple, les encourageant, parce qu’ils ont peiné toute la nuit et qu’ils ont encore à peiner ce jour-là, à ne pas se lasser, mais à mettre leur espoir en Dieu, qui les paiera de leur peine par une récompense plus grande. En les encourageant ainsi autant qu’il le peut, il leur adresse ces mots : «Allez maintenant un moment chacun dans vos demeures, reposez-vous un peu, et vers la deuxième heure du jour, soyez tous ici présents pour que, de cette heure jusqu’à la sixième, vous puissiez voir le saint bois de la croix qui, chacun de nous le croit, sera utile à notre salut. Car à partir de la sixième heure, nous devons à nouveau nous réunir ici, devant la Croix, pour nous adonner aux lectures et aux prières jusqu’à la nuit.»

37, 1. Aussitôt après le renvoi de la Croix, avant le lever du soleil, tous s’en vont avec ferveur prier à Sion devant la colonne contre laquelle fut flagellé le Seigneur ‘. Puis, rentrés dans leurs maisons, ils s’y reposent un peu; sur quoi les voici tous présents. On place alors un siège pour l’évêque au Golgotha, derrière la Croix, où il se tient à ce moment-là. L’évêque s’assied sur ce siège et l’on dispose devant lui une table couverte d’une nappe. Autour de la table, les diacres se tiennent debout. On apporte le coffret d’argent doré qui contient le saint bois de la croix, on l’ouvre, on l’expose, on place sur la table et le bois de la croix et l’écriteau. 2. Quand on les a placés sur la table, l’évêque, assis, appuie de ses mains sur les extrémités du bois sacré, et les diacres, debout tout autour, surveillent. Voici pourquoi cette surveillance. Il est d’usage que tout le peuple, tant fidèles que catéchumènes, s’approche un à un, se penche sur la table, baise le bois sacré et passe. Or on raconte que quelqu’un, je ne sais quand, y a mordu et a volé un fragment du bois sacré. C’est pourquoi maintenant les diacres, debout à l’entour, surveillent ainsi, pour qu’aucun de ceux qui approchent n’ose refaire de même ‘. 3. Tout le peuple défile donc un à un. Chacun s’incline, touche du front, puis des yeux, la croix et l’écriteau, baise la croix et passe, mais personne n’étend la main pour toucher. Lorsqu’on a baisé la croix et qu’on est passé, un diacre est là debout qui tient l’anneau de Salomon et l’ampoule de l’onction des rois. On baise l’ampoule ; on vénère l’anneau (…) à la sixième. heure, tout le peuple défile, entrant par une porte, sortant par une autre, car cela a lieu à l’endroit où, la veille, le jeudi, on a fait l’oblation. 4. Quand vient la sixième heure, on va devant la Croix, qu’il pleuve ou qu’il fasse très chaud; cet endroit est en plein air : c’est une sorte d’atrium très grand et très beau, entre la Croix et l’Anastasis. Tout le peuple y afflue de telle manière qu’on ne peut plus en ouvrir les portes. 5. On place un siège pour l’évêque devant la Croix et, de la sixième à la neuvième heure, on ne fait rien d’autre que lire des lectures, et cela de la manière suivante. On lit d’abord, dans les Psaumes, tous les passages où il est parlé de la Passion; puis, dans les écrits de l’Apôtre et ceux des Apôtres, Épitres ou Actes, tous les passages où ils ont parlé de la passion du Seigneur; on lit aussi dans les Évangiles les passages où il subit sa passion ; on lit ensuite dans les Prophètes les passages où ils ont dit que le Seigneur souffrirait la passion ; enfin on lit dans les Évangiles ceux où il est parlé de la passion. 6. Ainsi, de la sixième à la neuvième heure, on ne cesse de lire des lectures et de dire des hymnes, pour montrer à tout le peuple que ce que les prophètes ont prédit au sujet de la passion du Seigneur s’est réalisé, comme le montrent les Évangiles ainsi que les écrits des Apôtres. Ainsi, pendant ces trois heures, tout le peuple apprend que rien ne s’est passé qui n’ait été prédit et que rien n’a été dit qui ne se soit complètement réalisé. On intercale continuellement des prières, ces prières elles aussi appropriées à ce jour. 7. A chaque lecture ou prière, c’est une telle émotion et de tels gémissements de tout le peuple que c’en est extraordinaire. Car il n’est personne, du plus âgé au plus jeune, qui, ce jour-là, pendant ces trois heures, ne se lamente à un point incroyable de ce que le Seigneur ait souffert cela pour nous. Après cela, quand commence déjà la neuvième heure, on lit ce passage de l’Évangile de Jean où il rend l’esprit’. Après cette lecture, on fait une prière et le renvoi. 8. Dés que le renvoi a eu lieu de devant la Croix, tous se rassemblent aussitôt dans l’église majeure, au Martyrium, et on fait à partir de la neuvième heure, où l’on se rassemble au Martyrium, ce qu’il est d’usage de faire jusqu’au soir durant cette semaine. Après le renvoi, on va du Martyrium à l’Anastasis. Quand on y est arrivé, on lit ce passage de l’évangile où Joseph demande à Pilate le corps du Seigneur? et le place dans un sépulcre neuf‘. Après cette lecture, on fait une prière, les catéchumènes sont bénis, puis les fidèles, et l’on fait le renvoi. 9. Ce jour-là, on n’annonce pas que la vigile continue à l’Anastasis, car on sait que le peuple est fatigué; mais c’est l’usage qu’on y continue la vigile. Ceux du peuple qui le veulent, ou du moins qui le peuvent, veillent ; ceux qui ne le peuvent pas ne veillent pas là jusqu’au matin; veillent là les clercs les plus robustes et les plus jeunes. Toute la nuit, on dit là des hymnes et des antiennes, jusqu’au matin. Une foule immense veille, les uns depuis le soir, les autres depuis le milieu de la nuit, chacun selon ses possibilités.

38, 1. Le lendemain samedi, on fait à la troisième heure selon l’usage habituel; de même à la sixième. A la neuvième, on ne fait pas comme le samedi, mais on prépare la vigile pascale dans l’église majeure, le Martyrium. La vigile pascale a lieu comme chez nous. La seule chose qui se fasse en plus, c’est que les néophytes, lorsque, une fois baptisés et revêtus, ils sortent des fonts, sont conduits tout d’abord à l’Anastasis avec l’évêque. 2. L’évêque pénètre à l’intérieur des grilles de l’Anastasis, on dit une hymne, puis l’évêque fait une prière pour eux, ensuite il va avec eux à l’église majeure où, selon l’usage habituel, tout le peuple veille. On fait là ce qu’il est d’usage de faire chez nous aussi! et, après l’oblation, le renvoi a lieu. Aussitót après l’office de la vigile dans l’église majeure, on va à l’Anastasis avec des hymnes. Là, on lit à nouveau le passage de l’évangile de la résurrection, on fait une prière, puis l’évêque offre à nouveau l’oblation. Mais tout cela se fait rapidement, à cause du peuple, pour ne pas le retarder très longtemps; ensuite on le renvoie. Le renvoi de la vigile, ce jour-là, a lieu à la même heure que chez nous. »

 

 

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