Le courrier des auditeurs du 11.09.2026
Ioana répond à vos messages
Ioana Stăncescu, 11.09.2026, 10:22
Madame, Monsieur, bonjour ou bonsoir. J’espère que vous allez bien ! Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle édition du courrier des auditeurs. Dernièrement, j’ai passé trois journées merveilleuses à Balchik, sur la côte bulgare à la mer Noire, une toute petite localité pleine de charme qui doit sa notoriété à la lumière particulière qui attirait les peintres paysagistes à l’époque de l’entre deux guerres et au Palais de la reine Marie de Roumanie, épouse du roi Ferdinand. Il convient de préciser que de 1913 à 1916 et de 1918 à 1940, cette ville sise à 40 kilomètres de la ville portuaire de Varna, a fait partie de la Roumanie, qui avait annexé la Dobroudja du Sud au détriment de la Bulgarie, à la suite de la Seconde Guerre balkanique. En 1940, par le Traité de Craiova, elle fut définitivement rendue à la Bulgarie. C’est donc entre 1926 et 1937 que la reine Marie a bénéficié de cette résidence secondaire de taille modeste et en forme de mosquée turque, dressé au cœur d’un magnifique parc paysager, dessiné par le botaniste suisse Jules Jany en 1926, et transformé en jardin botanique en 1955. Géré par l’Université de Sofia, il s’étend sur plusieurs hectares et présente une grande diversité de plantes. Il est particulièrement célèbre pour sa collection de grands cactus, l’une des plus importantes d’Europe après celle de Monaco, présentée en extérieur sur une surface de 1 000 m². Le domaine comprend plusieurs autres bâtiments, dont des villas pour les invités, une chapelle et un moulin à eau. Le billet d’entrée est de 20 euros et il comprend aussi bien le jardin que le palais. Le panorama est magnifique, il y a aussi un petit restaurant et une cave à vin, proposant des dégustations gratuites. Il convient de préciser que les vins bulgares sont très bons, tout comme les confitures de pétales de roses ou de figues. Et puis, n’oublions pas de mentionner les cosmétiques à la rose : crèmes, lotions, savons, gel de douche, sérums, tout ce que vous voulez. Si un jour vous avez l’occasion de vous rendre sur la côte bulgare, la petite ville de Balchick vaut certainement le détour.
Les Roumains de la Bretagne
Et puisque je ne suis pas du tout prête à laisser l’été en arrière, je vous propose de prolonger un peu ce mood de vacances, grâce à un mail signé Paul Jamet. Cher monsieur, bien le bonjour et comment allez-vous ? Nous sommes contents d’apprendre que la réception est très bonne de votre côté, cela est une excellente nouvelle. Merci bien pour l’article du journal Le Monde, c’est très généreux de votre part de le partager avec nous. Pour ceux qui nous écoutent en ce moment, il s’agit d’un sujet écrit par Lionel Dangoumau sur les Roumains venus travailler en Bretagne. Donc, nous revoilà au bord de l’eau. Selon les statistiques, depuis 2007, année de l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, des milliers de Roumains sont venus s’installer en France. Entre 2011 à 2021, année du dernier recensement de l’Institut national de la statistique et des études économiques, le nombre de Roumains en Bretagne a triplé et se monte à environ 6 500 personnes. Rien qu’à Loudéac, sur les 10.000 habitants de la localité, 450 à 500 habitants sont des Roumains. Comme dans d’autres pays tels l’Italie ou encore l’Espagne, en France aussi, les Roumains font les emplois refusés par les locaux : ramassage de volailles la nuit, découpe en abattoir, parage de carcasses, nous dit l’auteur de l’article. Des agences d’intérim se sont même spécialisées dans ce recrutement transnational, avec des antennes directement implantées en Roumanie. La raison est bien sûr, financière : tandis que ce type d’emploi est rémunéré en Roumanie à hauteur de 300 euros par mois, en France, il vaut 2000 euros nets.
Dans le même article, le journal nous apprend qu’au fil du temps, Loudéac est devenue, je cite, « une véritable capitale de cette diaspora : épicerie spécialisée proposant charcuteries et fromages roumains, mission orthodoxe installée dans une chapelle catholique, cours de français, associations culturelles. Le prêtre Emil Ungureanu, ordonné en 2017, y célèbre une trentaine de mariages et baptêmes par an. », fin de citation.
J’aime beaucoup la Bretagne, je l’ai visitée en 2019, lors d’un voyage de deux semaines et je garde un tendre souvenir de cette région aussi bien sauvage que pittoresque, avec ses belles côtes, ses villages de charme, ses plages à perte de vue, ses golfes, ses rochers, mais aussi ses domaines entourés de forêts. Et bien sûr, je ne saurai parler de la Bretagne sans parler aussi des spécialités bretonnes, tels le caramel beurre salé, les galettes, le kouign-amann, le cidre ou encore le far breton. Sur tout ce que j’ai visité pendant mon séjour, et je dois vous dire que j’ai visité aussi bien Saint Malo que Rennes, Vannes, Dinard, le Golfe du Morbihan, Guérande, la forêt de Lorient, bref, sur tout cela, c’est l’île de Bréhat, surnommée l’île aux fleurs, qui m’est restée figée dans la mémoire. Il s’agit d’un site naturel protégé et sans voiture situé à 10 minutes de bateau de la pointe de l’Arcouest dans les Côtes-d’Armor. Si vous ne connaissez pas, je vous conseille vivement de vous y rendre. Elle est magnifique !
Merci, cher Paul Jamet, pour cet article très intéressant, grâce auquel, j’ai prolongé un tout petit peu l’été et les vacances. A bientôt de vous lire !
Sur l’Ile de la Réunion
Pour rester près des plages, je vous propose de nous déplacer sur une île, plus précisément sur l’Ile de la Réunion d’où nous écoute notre ami René Grondin que je salue chaleureusement. Merci beaucoup pour le rapport d’écoute si bien fourni, il nous fait plaisir de vous savoir fidèle à nos programmes. Malheureusement, pour des raisons financières, cela fait plusieurs années que RRI ne distribue plus de goodies, et même nos cartes QSL sont numériques. Il nous reste les émissions et j’espère vraiment que les sujets proposés sont suffisamment intéressants et divers pour combler l’absence de tous ces petits cadeaux que l’on offrait jadis à nos amis du monde entier. Je vous remercie vivement de votre présence et à bientôt de vous lire !
L’écrivain roumain Sylvain Audet Gainar
On poursuit avec M. Jayce Gilbert de Melbourne, en Australie. Merci d’écouter nos émissions, malgré la réception parfois difficile. Je suis contente d’apprendre que vous avez suivi le RRI alternatives consacrée à l’écrivain français Sylvain Audet Gainar. Je vous rappelle, chers amis, que Sylvain a des petites vidéos très drôles consacrées à différentes expressions de la langue roumaine, que des livres. Trois romans policiers qui plongent les lecteurs dans Bucarest, à savoir : Du Rififi à Bucarest, Micmac à Bucarest et Charivari à Bucarest, une méthode progressive pensée pour les francophones qui souhaitent faire leurs premiers pas en roumain et qui s’intitule Premiers pas en roumain, mais aussi une traversée de la Roumanie à travers 80 mots qui racontent son histoire et ses façons de voir le monde. Sylvain Audet Gainar est aussi traducteur. Il a traduit du roumain en français des titres comme : Camping de Lavinia Braniste, Le Saint nr. 6 de Tatiana Niculescu, Nadia Comăneci dans l’œil de la police secrète, de Stejărel Olaru et quatre romans policiers de George Arion : Cible royale · Qui veut la peau d’Andreï Mladin ? · La Vodka du Diable · La Prophétie de Barintown.
Pour revenir à votre message, cher Jayce Gilbert, je suis contente que vous aimiez la langue roumaine. Il y a des leçons de roumain sur notre site Internet, si vous voulez vous lancer. J’ai retenu votre suggestion concernant nos cartes QSL et j’en parlerai à notre direction. Bonne continuation sur nos ondes !
De retour en France
Dernière réponse d’aujourd’hui s’adresse à notre auditeur français Philippe Marsan. Comment allez-vous ? Merci bien de continuer à nous écouter et à nous écrire. Vos rapports d’écoute nous sont bien utiles. Notre ami a suivi le volet Actualités, un nouvel épisode de notre chronique touristique Visiter la Roumanie, consacrée à la Transylvanie, une nouvelle édition de l’Univers du jazz et puis, le Courrier des auditeurs animé par Alex. Autant de détails précieux qui seront récompensés par une jolie carte QSL. Madame, monsieur, notre édition actuelle touche à sa fin. Je vous remercie de votre attention et vous donne rendez-vous d’ici un mois, au micro du Courrier. En attendant, prenez soin de vous, portez vous bien et surtout, restez à l’écoute de RRI !